JO 2030 à Nice : bataille de chiffres entre Ciotti et Muselier
JO 2030 à Nice : Ciotti vs Muselier sur les chiffres

La bataille des chiffres fait rage à Nice après l'annulation des Jeux olympiques d'hiver de 2030. D'un côté, le maire Eric Ciotti affirme que la ville a économisé 150 millions d'euros. De l'autre, le président de la Région Sud Renaud Muselier estime que les retombées perdues se chiffrent entre 800 millions et 1,1 milliard d'euros.

Les 150 millions d'économies selon Ciotti

Eric Ciotti a publié un communiqué lundi soir, affirmant que les dépenses publiques à la charge des collectivités atteignaient plus de 150 millions d'euros. Ce chiffre inclut la part de la Ville de Nice, de la Métropole Nice Côte d'Azur et du Département des Alpes-Maritimes. Cependant, l'opposant Anthony Borré qualifie ce montant de « mensonger » et de « pipeau ».

Les dépenses déjà engagées

Jeudi dernier, le Département a voté un soutien de 40 millions d'euros pour le complexe omnisports olympique (COOL), qui ne verra probablement jamais le jour. La Ville de Nice doit également voter une subvention de 20 % du coût total de la patinoire, soit 37 millions d'euros sur un total de 186 millions.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les pertes selon Muselier

Renaud Muselier avance des retombées touristiques directes de 180 à 280 millions d'euros, auxquelles s'ajoutent 100 à 200 millions en valorisation médias. Au total, il évoque un manque à gagner de 800 millions à 1,1 milliard d'euros.

Les coûts indirects

Pierre Ippolito, adjoint au commerce, souligne les coûts indirects : création de voies olympiques, réaménagements, indemnisation des sites comme le palais Nikaïa ou le palais des Expositions, indisponibles pendant six mois. Le MIN fleurs aurait été immobilisé treize mois.

L'immobilisation du stade

Le point de blocage majeur était l'immobilisation de l'Allianz Riviera, transformé en double patinoire pour le hockey. Eric Ciotti parle de neuf mois, soit une saison entière de l'OGC Nice. Le Cojop tablait sur trois mois, de décembre à mars. Cette divergence a contribué à l'échec du projet.

Des chiffres contestés

Pierre Ippolito estime que les projections de Muselier sont « complètement surévaluées ». Il travaille actuellement à un chiffrage précis des coûts et du manque à gagner. Pour lui, le total n'atteint pas un milliard d'euros.

La polémique reste vive, chaque camp campant sur ses positions. Les Niçois, eux, attendent des réponses claires sur l'avenir des projets abandonnés et les conséquences financières pour la ville.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale