Attaque de poisson mordeur à Cannes : un nonagénaire témoigne
Poisson mordeur à Cannes : un nonagénaire raconte son attaque

Un nonagénaire a été mordu par des poissons alors qu'il sortait de l'eau sur la plage du Midi à Cannes, jeudi 30 juillet 2026. Raymond Maillé, 92 ans, raconte son attaque, survenue vers 8h30, alors qu'il se baignait au niveau de la baraque 16. « J'étais dans l'eau depuis une vingtaine de minutes, et au moment où je m'apprêtais à sortir, j'ai subitement senti deux morsures sur chacune de mes jambes, au même moment », témoigne-t-il. « Je me suis mis à courir, et quand je suis sorti de l'eau, j'ai vu du sang partout. »

Des morsures simultanées sur les deux jambes

Selon Raymond Maillé, les morsures ont été simultanées sur ses deux jambes, ce qui suggère la présence d'au moins deux poissons. « Il y avait au moins deux poissons », affirme-t-il, même s'il n'a pas pu observer les créatures dans la panique. Il décrit avoir « vu quelque chose bouger au fond de l'eau ». À la jambe gauche, « c'était une verrue qui a été à moitié arrachée », et de l'autre côté, « une espèce de bouton noir qui a également été arraché ». Malgré la soudaineté de l'attaque, il relativise : « C'était une douleur supportable, j'étais surtout très surpris. » Une semaine plus tard, ses blessures semblent cicatrisées.

Un phénomène récurrent sur la Côte d'Azur

Cette attaque n'est pas un cas isolé. Le même jour, sur la plage des Marinières à Villefranche-sur-Mer, deux adolescents ont également signalé avoir été mordus alors qu'ils se baignaient dans les rochers. Le « poisson mordeur » avait déjà fait parler de lui le 16 juin à Juan-les-Pins. Les premières attaques de ce type ont été observées en 2020, dans le Var, plus précisément dans la baie d'Agay à Saint-Raphaël. Après plusieurs semaines de recherche, les morsures ont été attribuées au baliste gris, également appelé Balistes capriscus.

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Aucune autre attaque signalée à Cannes depuis

Du côté du poste de secours de la plage du Midi, les policiers n'ont recensé aucune autre attaque depuis jeudi. Le phénomène reste néanmoins préoccupant pour les baigneurs, qui doivent redoubler de vigilance. Colette, la compagne de Raymond Maillé, raconte qu'« il se baignait et il s'est mis à crier ». Une mésaventure qui, si elle n'a pas causé de blessures graves, rappelle que le littoral azuréen abrite des poissons aux morsures parfois surprenantes.

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