Une plaque commémorative rendant hommage à un couple de Justes parmi les Nations a été vandalisée dans la nuit du 17 au 18 juillet 2026 à Paris. L'incident s'est produit dans le 11e arrondissement, sur la façade de l'immeuble où vivaient Albert et Lucie Aubrac, reconnus pour avoir sauvé des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. La plaque a été brisée et des inscriptions antisémites ont été taguées à proximité.
Dégradations constatées au matin
Les riverains ont découvert les dégâts vers 7 heures du matin. La plaque en marbre, apposée en 2015, était fracassée en plusieurs morceaux. Sur le mur adjacent, des graffitis comportant des croix gammées et des slogans haineux ont été relevés. La mairie du 11e arrondissement a immédiatement déposé une plainte et ouvert une enquête pour "dégradation de bien public aggravée par un motif raciste".
Réactions indignées
Le maire de Paris, Anne Hidalgo, a condamné "un acte odieux qui insulte la mémoire de ceux qui ont risqué leur vie pour sauver des innocents". Dans un communiqué, elle a affirmé que la plaque serait restaurée dès que possible. Le président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), Jean-Pierre Allali, a dénoncé "une profanation intolérable" et appelé à des sanctions exemplaires. "Ces actes sont le signe d'un antisémitisme qui persiste et se banalise", a-t-il déclaré.
Contexte de recrudescence des actes antisémites
Selon le Service de protection de la communauté juive (SPCJ), les actes antisémites en France ont augmenté de 40 % au premier semestre 2026 par rapport à la même période en 2025, avec plus de 300 incidents recensés. Ce vandalisme intervient quelques jours après la commémoration de la rafle du Vélodrome d'Hiver. Les autorités ont renforcé la surveillance des lieux de mémoire juive dans la capitale.
Albert et Lucie Aubrac, figures de la Résistance
Albert et Lucie Aubrac, tous deux enseignants et résistants, ont été reconnus Justes parmi les Nations en 1997 pour avoir caché et aidé à évader des enfants juifs pendant l'Occupation. Leur appartement parisien servait de refuge. La plaque dégradée était l'une des rares à Paris rendant hommage à un couple de Justes. La communauté juive de Paris a exprimé sa consternation et appelle à une prise de conscience collective.



