Plainte pour emplois fictifs présumés à la RATP visant des élus
Plainte pour emplois fictifs présumés à la RATP

L'association AC !! Anti-Corruption a déposé une plainte contre X auprès du Parquet national financier (PNF), dénonçant un système présumé « d'emplois fictifs » destiné à des « élus parisiens et franciliens à la RATP, de tout bord politique », a indiqué l'association ce mercredi. La RATP conteste fermement ces allégations.

Une plainte complémentaire après celle visant Bally Bagayoko

Cette plainte s'inscrit dans le sillage de celle déposée la semaine dernière par AC !! Anti-Corruption, également contre X, visant, entre autres, l'Insoumis Bally Bagayoko. Le maire de Saint-Denis est soupçonné par l'association de détournement de fonds publics et d'emploi fictif, après un article du Canard enchaîné évoquant un cumul de fonctions à temps plein à la RATP et d'élu.

La nouvelle plainte, principalement pour soupçons de « détournement de fonds publics », « favoritisme » ou « faux et usage de faux », s'appuie sur un nouvel article du Canard enchaîné intitulé « 200 agents de la RATP sur la bonne voie ». « La plainte initiale, contre X, évoquait Bally Bakayoko mais visait plus généralement aussi la RATP. Avec cette plainte complémentaire, ce qui nous intéresse c'est le système qui a pu exister à un moment donné au sein de la RATP, avec un certain nombre d'emplois (pour des élus) que l'on pourrait qualifier de complaisance », expose le président d'honneur d'AC !! Anti-Corruption, l'ancien juge Éric Halphen. « C'est là-dessus que nous aimerions que le parquet financier dirige une enquête », poursuit-il.

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La RATP dément et invoque le droit commun

La RATP, sollicitée par l'AFP, « dément les allégations d'emploi de complaisance au sein de l'entreprise ». La régie assure observer « les règles de droit commun, dont la loi du 22 décembre 2025, qui permettent et facilitent la conciliation de l'exercice d'un mandat d'élu local avec la vie professionnelle et personnelle des salariés ».

Mentionnant notamment des articles de Mediapart et Marianne, AC !! Anti-Corruption dénonce cette fois l'existence présumée « d'un système organisé et structuré d'emplois fictifs et non d'actes isolés » pour des « élus parisiens et franciliens à la RATP, de tout bord politique ». Ces élus auraient ainsi « été rémunérés par la RATP pour des postes sans activité réelle, parfois sans présence, parfois sans fiche de poste identifiable ».

La défense de Bally Bagayoko et les réactions politiques

Après la première plainte, Bally Bagayoko avait pointé sur X une « succession de séquences médiatiques (qui) participe d'une volonté » de le « discréditer politiquement […] » afin d'« affaiblir une dynamique qui dépasse » sa « seule personne ». « Être élu n'est pas un emploi », a posté récemment sur X le maire de Saint-Denis, assénant : « Confondre un mandat électif avec un poste salarié » est « destiné à faire croire à une fraude là où il n'y a qu'un mandat exercé, comme la loi le permet et l'encadre ».

Concernant Bally Bagayoko, la RATP précise à l'AFP qu'il « a été recruté en 2001 après avoir passé les entretiens d'embauche puis ceux préalables à la titularisation comme c'est le cas pour tous les agents RATP au statut ». Sur X, Valérie Pécresse demandait, « en tant que présidente d'Île-de-France Mobilités, que toute la transparence soit faite sur la politique de recrutement de la RATP, passée et présente, afin de dissiper les soupçons d'éventuels emplois fictifs ».

Concernant la plainte déposée par AC !! Anti-corruption, la RATP dit ce mercredi qu'elle « réserve et réservera à la justice toutes les pièces et documents qui lui seraient demandés, si cette dernière décidait de se saisir du sujet ». Cette affaire pourrait donc connaître de nouveaux développements si le parquet financier décide d'ouvrir une enquête.

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