Suisse : plainte pénale après la fuite d'appels d'urgence de l'incendie de Crans-Montana
Plainte après fuite d'appels d'urgence de l'incendie de Crans-Montana

Suisse : une plainte pénale déposée après la diffusion illicite d'appels d'urgence liés à l'incendie de Crans-Montana

Dans le sillage du tragique incendie survenu à Crans-Montana dans la nuit du Nouvel An, une affaire judiciaire distincte émerge. Les services de secours du canton suisse du Valais ont saisi la justice pour dénoncer la diffusion non autorisée de l'intégralité des appels d'urgence passés lors de la nuit du drame.

Violations du secret professionnel et de la loi sur les données

Selon le journal dominical suisse SonntagsZeitung, qui révèle cette information, la plainte pénale vise des faits de violation du secret professionnel, du secret de fonction et de la loi sur la protection des données. L'Organisation Cantonale Valaisanne des Secours (OCVS) a confirmé avoir déposé une plainte pénale contre X, sans fournir de détails supplémentaires.

« La procédure étant désormais entre les mains du Ministère public du canton du Valais, l'OCVS ne fera aucun commentaire supplémentaire sur la procédure en cours », a déclaré l'organisation. Elle a ajouté qu'elle « collabore pleinement avec la justice pour faire toute la lumière sur ces transmissions non autorisées de documents internes ».

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Des appels publiés par des médias, y compris en France

Le SonntagsZeitung rapporte que l'organisation dénonce notamment le fait que les fichiers audio des appels passés la nuit du drame, sans lien direct avec l'affaire de Crans-Montana, n'aient pas été isolés des autres avant leur transmission aux avocats. Ces enregistrements d'urgence ont ensuite été diffusés par divers médias, y compris en France, soulevant des questions éthiques et légales.

Reprise des auditions dans l'enquête sur l'incendie

Ce nouvel épisode intervient alors que les auditions doivent reprendre cette semaine devant le parquet dans le cadre de l'enquête sur l'incendie. L'audition de Jacques Moretti, copropriétaire du bar incendié, initialement prévue le 7 avril, a été reportée par le ministère public après le dépôt de certificats médicaux par ses avocats.

Jacques Moretti, un Français copropriétaire avec son épouse Jessica du bar le Constellation, est le principal mis en cause dans l'enquête sur l'incendie qui a causé 41 morts et 115 blessés. Les deux gérants ont déjà été entendus à deux reprises depuis l'ouverture de l'enquête pénale. Jacques Moretti avait été placé en détention provisoire le 9 janvier, puis libéré le 23 janvier après le paiement d'une caution de 200 000 francs suisses. Il a ensuite été placé, comme son épouse, sous « mesures de contrainte ».

Enquête sur les responsabilités et les normes de sécurité

L'enquête vise à élucider les circonstances exactes de l'incendie, le respect des normes de sécurité par les propriétaires, et les différentes responsabilités. La commune a reconnu l'absence de contrôles incendie dans le bar depuis 2019, alors que ces contrôles doivent être effectués annuellement. Outre le couple Moretti, sept autres personnes ont été placées sous investigation pénale par le ministère public, soulignant l'ampleur des investigations en cours.

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