Une vaste opération nationale contre la pédocriminalité, menée le 26 juin 2025, a abouti à l'interpellation d'une trentaine de suspects dans toute la France. Selon une source proche de l'enquête, les individus arrêtés, âgés de 25 à 60 ans, sont suspectés de détention et de diffusion d'images pédopornographiques, ainsi que de corruption de mineurs. Les premières présentations devant les tribunaux ont débuté ce lundi 30 juin.
Déroulement de l'opération
Coordonnée par l'Office central de lutte contre les violences faites aux personnes (OCLVP), l'opération a mobilisé près de 500 enquêteurs. Les perquisitions ont eu lieu dans une vingtaine de départements, notamment en Île-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Occitanie. Les forces de l'ordre ont saisi plusieurs centaines de supports numériques, dont des ordinateurs et des téléphones portables, qui sont en cours d'analyse.
Profil des suspects
Parmi les interpellés figurent des personnes de divers milieux sociaux : un enseignant, un informaticien, un retraité, et plusieurs chômeurs. Selon le parquet de Paris, qui supervise l'enquête, "ces profils montrent que la pédocriminalité ne connaît pas de barrière sociale". Un suspect sur trois était déjà connu des services de police pour des faits similaires.
Réactions et suites judiciaires
La ministre déléguée chargée de l'Enfance, Sarah El Haïry, a salué "un coup dur porté aux réseaux pédocriminels". Elle a rappelé que "la lutte contre ces crimes reste une priorité absolue du gouvernement". Les suspects encourent des peines allant jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et 200 000 euros d'amende pour les faits les plus graves. Les audiences se tiendront dans les prochains jours devant les juridictions compétentes.



