Le 9 mai 2025, la manifestation du collectif d'ultradroite C9M, initialement prévue à Paris, a été interdite par les autorités. Malgré cette interdiction, des rassemblements ont eu lieu, entraînant l'interpellation de 39 personnes, toutes placées en garde à vue. Parmi elles, des militants néofascistes et antifascistes, témoignant d'une journée sous haute tension dans la capitale.
Une interdiction préventive
La préfecture de police de Paris avait interdit la manifestation du C9M, un groupe connu pour ses positions d'extrême droite radicale, invoquant des risques de troubles à l'ordre public. Cette décision visait à éviter des affrontements entre les différents camps. Malgré cela, des appels à se rassembler ont circulé sur les réseaux sociaux, attirant des militants des deux bords.
Les forces de l'ordre mobilisées
Dès le matin, un important dispositif policier a été déployé dans les secteurs sensibles de la capitale. Les forces de l'ordre ont procédé à des contrôles d'identité et à des fouilles, aboutissant à l'interpellation de 39 individus. Selon la police, ces arrestations ont permis d'éviter des violences potentielles. Les gardes à vue concernent à la fois des membres présumés de l'ultradroite et des antifascistes venus contrer la manifestation.
Les autorités soulignent que la majorité des interpellés étaient connus des services de renseignement pour leur appartenance à des mouvements radicaux. Les enquêtes en cours devraient déterminer les suites judiciaires à donner à ces interpellations.
Un contexte de tensions croissantes
Cette affaire illustre les tensions persistantes entre groupes d'extrême droite et antifascistes en France. Le C9M, collectif fondé en 2023, est régulièrement accusé de faire l'apologie de la violence et de propager des idées néonazies. De leur côté, les mouvements antifascistes dénoncent une complaisance des autorités envers l'extrême droite, tout en étant parfois eux-mêmes impliqués dans des actions violentes.
Les 39 gardes à vue ont été effectuées dans différents commissariats parisiens. Les auditions se poursuivent, et une partie des personnes interpellées pourrait être présentée à un juge dans les prochains jours.
Cette journée du 9 mai restera comme un épisode de tension dans un climat politique déjà chargé, à l'approche d'échéances électorales importantes.



