Vainqueur chez la lanterne rouge et désormais seule en tête, l’AS Cannes aura son destin en main samedi prochain pour accéder en Ligue 3. Vainqueur à Rousset, la lanterne rouge (1-3), l’ASC a fait le job. Désormais seule en tête, elle aura son destin en main face à Saint-Maur samedi prochain. Une victoire et ce sera la Ligue 3.
Un match sous pression maîtrisé
L’AS Cannes n’avait pas le droit au faux pas. Tout autre résultat qu’une victoire chez une équipe déjà condamnée aurait été une immense désillusion. Sans briller, les Cannois ont assuré l’essentiel (3-1). Mieux, le nul de Saint-Maur face à Hyères (1-1) leur permet d’aborder ce dernier match seuls en tête, deux points devant les Val-de-Marnais (3es) et un devant Nîmes (2e). La victoire, c’est ce qu’on retiendra d’abord de ces 90 minutes. Et c’est bien là le plus important. Le contenu, lui, n’a pas franchement convaincu, mais à ce stade de la compétition, ce n’est plus une priorité.
Après une première demi-heure plutôt laborieuse, si ce n’est une belle parade du portier local sur un tir d’Oggad (18’), c’est avec un peu de réussite que les Dragons allaient ouvrir le score : un centre venu de la gauche, un ballon touché de la main dans la surface par l’ex-Grassois Chabrolle et un penalty transformé par Raphaël Gerbeaud (0-1, 36’). « Ce sont des matchs vraiment pas évidents. Ils ont embêté beaucoup d’équipes, ils nous ont embêtés aussi », explique le coach cannois Mathieu Chabert.
Un réveil après la pause
Au retour des vestiaires, Cannes haussait enfin le niveau. Plus agressifs, plus justes techniquement et beaucoup plus tranchants dans les transitions, les partenaires de Ndoye faisaient rapidement le break par Noc (0-2, 50’) avant d’enfoncer le clou avec Chafik Abbas (0-3, 58’). Un bon quart d’heure... avant de retomber dans l’approximation. Le FC Rousset réagissait sur coup de pied arrêté grâce à une tête de Serrano (1-3, 72’) et les Cannois étaient même pas loin de voir leur adversaire revenir à un but sur plusieurs situations.
Point noir de la soirée, Chafik Abbas a dû être strappé à une cuisse à 10 minutes du terme, et on peut légitimement se demander si sa présence sur le terrain était encore indispensable après l’heure de jeu. « L’objectif c’était de jouer cette finale à la maison, maintenant il en reste une dernière marche à franchir, apprécie le coach. Il faut qu’on remplisse le stade samedi prochain (contre St-Maur, ndlr), c’est un beau match à jouer ». Le rendez-vous est pris, et il ne faudra pas le rater.



