Eurovision 2025 : Monroe dévoile une performance intense et théâtrale
Eurovision 2025 : Monroe impressionne avec sa performance

De notre envoyé spécial à Vienne (Autriche), dire que la deuxième répétition de Monroe sur la scène de l’Eurovision, ce samedi, était attendue est un euphémisme. Alors que la représentante de la France a répété sa chanson Regarde ! à la Wiener Stadthalle en milieu d’après-midi, il a fallu attendre 22 heures pour que les comptes officiels du concours se décident à poster la vidéo de 30 secondes permettant de se faire une idée de la scénographie et de la réalisation tricolore.

Une inspiration romantique française

Après la première répétition, jeudi, Alexandra Redde-Amiel, la cheffe de délégation, avait livré, auprès de 20 Minutes, une description alléchante de ce qui attend le public. À savoir, les œuvres de la peinture romantique française comme principale inspiration et une marche chorégraphiée représentant un « élan de jeunesse, de liberté et d’amour ».

Les codes du grand spectacle

Elle avait promis de l’intensité et, dans l’extrait de trente secondes de ce samedi, il y en a effectivement à foison. On y voit Monroe, entourée de danseurs et de danseuses, dans un grand nuage de fumée, tenir sa dernière note avec maîtrise (l’artiste de 17 ans confirme, si besoin en était, à quel point elle est impressionnante vocalement), pendant que la caméra effectue un travelling circulaire. On espérait du drama : il crève l’écran.

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« On a choisi de partager ce passage car il a un côté très communion entre Monroe et les danseurs. Mais le choix a été compliqué parce que chaque moment est intense », glisse Alexandra Redde-Amiel à 20 Minutes. On suggère qu’il y a une esthétique très musical dans cet aperçu. La cheffe de délégation opine : c’est un choix délibéré, avec, en référence, des spectacles comme Les Misérables.

« On a voulu jouer à fond la dimension artistique avec un côté cinématographique, des clins d’œil à la peinture de la fin du XIXe siècle, à ses aspects divins et mystiques, et l’utilisation des codes du grand spectacle. L’intention était de célébrer la culture française, tout en faisant le pont avec Vienne qui est une ville tellement inspirante, cinégénique, et qui, en même temps, a une place importante pour l’art, pour l’opéra. Pour les 70 ans de l’Eurovision, je trouve que c’est un beau symbole. »

Un monde « irréel et intemporel »

La délégation n’a cependant pas dévoilé toutes ses cartes. Les trente secondes révélées ce samedi correspondent à la fin de la prestation. Or, la majorité du passage de Monroe sera filmée à la Steadicam, ce qui laisse imaginer des plans davantage immersifs, qui l’accompagneront lors de sa progression sur les 30 mètres du catwalk.

« On a semé des surprises tout au long du tableau. Notre intention est de raconter une histoire en trois minutes, d’où, effectivement, l’emploi des codes du musical, confirme Alexandra Redde-Amiel. Notre souhait est que le public soit captivé, qu’il embarque dans ce récit, du premier mot de Monroe à son dernier. Elle nous emmène dans un monde irréel, intemporel. On a l’impression de traverser les époques avec elle et elle nous conduit jusqu’à un avenir plein d’espoir. »

La hâte de découvrir l’intégralité de cette performance française n’en est que plus grande. Il va falloir s’armer de patience : Monroe, qualifiée d’office pour la finale de samedi, passera sur la scène de l’Eurovision lors de la deuxième demi-finale, jeudi.

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