Les ossements découverts dans le Tarn relancent l'affaire Jubillar. L'avocat général a déclaré que Cédric Jubillar, principal suspect dans la disparition de son épouse Delphine, a « attendu suffisamment de temps pour que beaucoup d'éléments précis ne soient plus là ». Cette déclaration intervient alors que des restes humains ont été retrouvés dans un secteur boisé du Tarn, à proximité du domicile du couple.
Des ossements qui pourraient être ceux de Delphine Jubillar
Les ossements ont été découverts par un promeneur le 15 juillet 2026, dans la commune de Cagnac-les-Mines. Selon les premières analyses, ils pourraient appartenir à Delphine Jubillar, disparue depuis décembre 2020. L'avocat général a souligné que « Cédric Jubillar a bénéficié du temps écoulé pour que les preuves scientifiques s'estompent ». Il a ajouté que « les conditions de conservation des ossements sont mauvaises, ce qui complique l'analyse ADN ».
Une enquête longue et complexe
L'affaire Jubillar a débuté le 16 décembre 2020, lorsque Delphine Jubillar, infirmière de 33 ans, a disparu de son domicile de Cagnac-les-Mines. Son mari, Cédric Jubillar, a été mis en examen et écroué en juin 2021. Malgré des recherches intensives, son corps n'avait jamais été retrouvé. L'avocat général a rappelé que « l'enquête a duré plus de cinq ans, et que Cédric Jubillar a toujours nié les faits ». Il a également noté que « les ossements retrouvés sont très dégradés, ce qui rendra difficile l'identification formelle ».
Des avancées scientifiques limitées
Les experts judiciaires ont indiqué que « les ossements ont subi une forte altération due aux conditions climatiques et à la faune locale ». Selon eux, « il est possible que l'ADN soit trop dégradé pour permettre une comparaison fiable ». L'avocat général a estimé que « Cédric Jubillar a attendu suffisamment de temps pour que beaucoup d'éléments précis ne soient plus là ». Il a précisé que « les analyses palynologiques et entomologiques pourraient apporter des indices, mais le temps écoulé réduit leur fiabilité ».
La défense de Cédric Jubillar
Me Alexandre Martin, avocat de Cédric Jubillar, a déclaré que « la découverte de ces ossements ne change rien à la présomption d'innocence de mon client ». Il a ajouté que « les conditions de conservation des ossements sont telles que toute conclusion serait hasardeuse ». L'avocat général a répliqué que « le temps joue en faveur de l'accusé, mais la justice doit poursuivre son travail ». Il a également souligné que « Cédric Jubillar a eu tout le loisir de faire disparaître des preuves, et c'est exactement ce qu'il a fait ».
Les prochaines étapes
Les ossements ont été transportés à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) pour des analyses approfondies. Les résultats sont attendus dans les semaines à venir. L'avocat général a conclu que « cette découverte est un pas en avant, mais la route est encore longue ». Il a également appelé à la prudence : « Il ne faut pas tirer de conclusions hâtives, mais il est clair que Cédric Jubillar a attendu suffisamment de temps pour que beaucoup d'éléments précis ne soient plus là ».



