Les ossements découverts jeudi 16 juillet 2026 à Mailhoc, dans le Tarn, sont bien ceux de Delphine Jubillar, ont confirmé les autorités ce dimanche 19 juillet. La nouvelle, attendue depuis plusieurs jours, met fin à des semaines de spéculations après la découverte des restes humains dans un champ de la commune.
Une confirmation attendue
Les analyses médico-légales ont permis d'identifier formellement les ossements comme appartenant à Delphine Jubillar, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Selon les sources proches de l'enquête, les résultats des tests ADN ont été communiqués ce dimanche aux enquêteurs et à la famille de la victime.
La mère de famille, âgée de 33 ans au moment de sa disparition, avait quitté son domicile de Cagnac-les-Mines sans laisser de traces. Son compagnon, Cédric Jubillar, avait été mis en examen pour meurtre en juin 2021 et placé en détention provisoire. Il a depuis reconnu les faits, selon des informations judiciaires.
Les fouilles à Mailhoc
Les fouilles menées jeudi 16 juillet dans un champ à Mailhoc, à une vingtaine de kilomètres du domicile du couple, ont permis de mettre au jour des ossements humains. Les enquêteurs, assistés de techniciens en identification criminelle, ont effectué des prélèvements qui ont été envoyés en urgence au laboratoire de la gendarmerie nationale à Paris.
Les résultats, rendus publics ce dimanche, confirment qu'il s'agit bien de Delphine Jubillar. Selon une source judiciaire, "les analyses génétiques ne laissent aucun doute". Les causes exactes de la mort n'ont pas encore été communiquées, mais l'enquête se poursuit pour déterminer les circonstances précises du décès.
Impact et suite de l'enquête
Cette découverte met un terme à plus de cinq ans de recherches pour la famille de Delphine Jubillar. L'avocat de la famille, Me Jean-Baptiste Alary, a déclaré : "C'est une étape douloureuse mais nécessaire pour que la vérité éclate et que justice soit rendue."
L'enquête, menée par la section de recherches de Toulouse et le parquet d'Albi, devrait désormais se concentrer sur les derniers éléments matériels. Cédric Jubillar, qui avait été condamné en 2023 à 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse, reste incarcéré. Les ossements retrouvés pourraient confirmer ou infirmer certains éléments de sa version des faits.
Plus d'informations à venir dans les prochains jours.



