Quatre touristes français sont portés disparus au Népal après les crues meurtrières qui ont frappé la région frontalière avec le Tibet, selon un décompte du bureau népalais du tourisme. Le bilan provisoire s'élève à 180 morts et plus de 1 300 disparus, dont 517 touristes étrangers.
Un décompte encore provisoire
Jeudi 27 août, le bureau népalais du tourisme a indiqué que quatre Français figuraient parmi les 517 touristes étrangers toujours sans nouvelles. Sollicité, le ministère français des Affaires étrangères n'a pas confirmé ce chiffre. Il avait toutefois précisé mercredi soir que 80 Français avaient signalé leur présence au Népal au moment de la catastrophe, et que d'autres Français de passage pouvaient également se trouver dans les zones touchées.
Les sauveteurs poursuivent leurs efforts jeudi matin pour tenter de retrouver plus de 1 300 disparus dans cette région très prisée des randonneurs et alpinistes du monde entier, notamment pour gravir le mont Everest. Parmi les ressortissants étrangers disparus figurent notamment 178 Indiens, 65 Américains, 53 Ukrainiens, 51 Malaisiens, 33 Britanniques, 25 Canadiens, 15 Australiens et 12 Israéliens, selon le bureau népalais du tourisme. Le ministère chinois des Affaires étrangères a, de son côté, fait état d'une centaine de ressortissants portés disparus du côté népalais de la frontière.
Des villages « rayés de la carte »
Selon des bilans officiels encore très provisoires, le puissant mur d'eau et de boue qui a submergé la région, emportant de nombreuses habitations et leurs occupants, a coûté la vie à 177 personnes côté népalais et à trois autres dans le territoire chinois voisin du Tibet. Cette vague a été causée par l'effondrement d'un glacier, d'une violence telle qu'il a provoqué un séisme de magnitude 5,2 et de nombreux glissements de terrain, a établi l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS).
Au Népal, elle a balayé la vallée de la rivière Trishuli dans le district de Nuwakot, au nord de Katmandou, et celle de la Bhotekoshi à l'est de la capitale. Les équipes de secours, appuyées par des membres des forces de sécurité et des chiens renifleurs, recherchent activement des survivants dans les décombres et les zones isolées, tandis que des villages entiers ont été « rayés de la carte », selon les témoignages rapportés.
Mobilisation des secours et incertitudes persistantes
Les opérations de recherche se poursuivent dans des conditions difficiles, alors que les autorités népalaises peinent à établir un bilan définitif. La présence de nombreux touristes étrangers dans la zone complique encore le décompte, certains ayant pu quitter la région sans se signaler. Le ministère français des Affaires étrangères n'a pas confirmé le chiffre avancé par le bureau népalais du tourisme, mais reste mobilisé pour recenser les ressortissants français présents dans les zones sinistrées.
Cette catastrophe, provoquée par l'effondrement d'un glacier, a également eu des répercussions au-delà des frontières népalaises, avec trois morts côté chinois. Les autorités locales et les organisations internationales travaillent de concert pour venir en aide aux victimes et tenter de retrouver les disparus, dans un contexte où le bilan pourrait encore évoluer dans les prochains jours.



