Fake Off : non, Friedrich Merz ne va pas démissionner le 10 août
Non, Friedrich Merz ne démissionne pas le 10 août

Le chancelier allemand Friedrich Merz est la cible d'une campagne de désinformation attribuée au groupe russe Storm-1516. Plusieurs publications sur X et Facebook affirment qu'il devrait quitter ses fonctions d'ici le 10 août. Cette information est totalement fausse, comme l'ont confirmé les médias allemands Deutsche Welle et Handelsblatt.

Une fausse vidéo attribuée à Deutsche Welle

Les publications partagées sur les réseaux sociaux incluent une vidéo où le logo de Deutsche Welle apparaît en haut à gauche, laissant penser que ce média en est l'auteur. Or, en parcourant les réseaux sociaux et le site de Deutsche Welle, aucune trace de ce contenu n'a été trouvée. La direction du média a confirmé que cette vidéo ne provient pas de Deutsche Welle et que leur logo a été usurpé.

« Nous avons signalé plusieurs publications contenant cette vidéo à X via sa procédure de retrait. Nous envisageons également d'engager des poursuites civiles et pénales », a précisé la direction de Deutsche Welle dans sa réponse.

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Un article de Handelsblatt inventé de toutes pièces

La vidéo cite également un article du média Handelsblatt, qui aurait révélé l'information. Mais cet article est introuvable sur le site de Handelsblatt. La capture d'écran visible dans la vidéo n'est qu'un montage. L'article n'existe tout simplement pas.

Une campagne coordonnée en plusieurs langues

L'affirmation a d'abord été partagée dans des posts écrits en anglais, avant d'être relayée en français et en italien. Cette diffusion multilingue est typique des campagnes de désinformation coordonnées. Le collectif « Gnida Project », qui traque les ingérences russes sur les réseaux sociaux, a attribué cette campagne au groupe Storm-1516.

Le chancelier ne démissionnera pas

Si l'opposition réclame son départ et qu'il est vivement critiqué au sein même de son parti, l'Union chrétienne-démocrate (CDU), il n'est absolument pas prévu que Friedrich Merz démissionne. Le seul élément véridique apporté dans ces publications est son faible score de popularité.

Une recrudescence des ingérences en Europe

La France n'est pas le seul pays touché par ces ingérences. Récemment, une autre campagne de désinformation, attribuée à l'agence d'influence russe Matriochka, a ciblé des candidats aux élections régionales en Allemagne, prévues en septembre. Ces ingérences s'ajoutent aux critiques internes auxquelles Friedrich Merz fait face depuis le remaniement ministériel annoncé le 24 juillet dernier.

Il est important de vérifier les informations avant de les partager, surtout en période de tensions politiques. Les fausses nouvelles peuvent avoir des conséquences graves sur la confiance dans les institutions et la démocratie.

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