Fusillade de Nîmes : un seul accusé jugé pour tentative de meurtre
Le 29 septembre 2023, une fusillade éclate au Mas de Ville, un quartier de Nîmes. Par miracle, aucun blessé n'est à déplorer, mais des impacts de balle sont retrouvés sur des véhicules et dans un appartement, où une ogive s'est logée dans un réfrigérateur. Les deux suspects sont interpellés alors qu'ils dorment dans une voiture près de la route de Garons, une kalachnikov et un pistolet automatique à leurs côtés.
Un procès sous haute tension
Stéphane Plantier, 28 ans, comparaît seul devant la cour d'assises spéciale du Gard. Son co-accusé a été tué à la prison des Baumettes, à Marseille. Le président Pasta rappelle que l'accusé encourt 30 ans de réclusion criminelle, voire la perpétuité si la circonstance de bande organisée est retenue. Les faits reprochés incluent tentative de meurtre, association de malfaiteurs et détention d'armes de guerre.
Un contexte de guerre des gangs
L'enquête révèle que les deux Nîmois auraient été activés depuis Marseille, probablement par la DZ Mafia. L'un des suspects aurait reçu des instructions, un téléphone portable, une kalachnikov et le contact de Stéphane Plantier. Le projet visait à abattre deux hommes, possiblement liés à un point de deal local. Le directeur d'enquête, Fabien Inès, décrit une criminalité à la fois organisée et désorganisée, qualifiée de low-cost, mais ultra-dangereuse.
Des victimes par hasard
Le jour des faits, le commando a tiré en direction de deux hommes qui n'avaient rien à voir avec le trafic de drogue. Ils ont eu la peur de leur vie en entendant siffler les balles, mais ont miraculeusement été épargnés. La question de la véritable cible reste centrale dans ce procès. Les Marseillais sont décrits comme les bras armés des basses œuvres du Mas de Mingue.
Un accusé qui reconnaît les faits
Stéphane Plantier admet avoir été entraîné dans ce projet criminel, mais nie avoir eu l'intention de tuer. Il évoque les pressions subies et les menaces en détention. Son passé de délinquant est connu, mais il se présente comme un exécutant contraint. La cour devra déterminer son degré d'implication et la réalité de la bande organisée.
Ce procès illustre la dérive du trafic de drogue vers une violence armée incontrôlée, où des apprentis bandits utilisent des armes de guerre pour régler des comptes. La décision est attendue dans les prochains jours.



