Chemin Gabriel-Fauré, dans le quartier de Justices-Vieilles à Nîmes, une riveraine vit un véritable calvaire. Depuis quatre ans, elle voit son mur de pierres sèches, typique de la garrigue nîmoise, être régulièrement endommagé par des poids lourds qui s'engagent malgré l'interdiction. « Je suis désespérée. Tout le monde s’en fout. Il ne se passe rien, mes appels à l’aide restent sans réponse », confie-t-elle, sous couvert d’anonymat en raison de menaces et d’insultes reçues.
Des panneaux d’interdiction ignorés
La riveraine a rapidement compris que ce chemin était un passage très fréquenté, reliant la partie est de Nîmes à la route d’Uzès. « C’est un gros point noir, surtout aux heures de pointe », explique-t-elle. La voie est si étroite que deux voitures ne peuvent s’y croiser. Après avoir contacté le cabinet de Julien Plantier, adjoint délégué à l’urbanisme, des panneaux d’interdiction ont été installés : le chemin est interdit à tout véhicule transportant des marchandises et à ceux mesurant plus de 2,5 mètres de large. Malgré cela, les camions continuent de passer, ignorants ou indifférents à la signalisation.
Des incidents à répétition
Les dégâts sont fréquents. Le 10 avril, un 44 tonnes a emporté une bonne longueur du mur de pierres. « Il s’est retrouvé coincé, le nez dans le mur de la voisine et l’arrière de la remorque dans le mien. La circulation a été interrompue de 9 h 30 à 18 h 30. Une grue a dû le soulever », raconte-t-elle. La voisine concernée confie que c’est le troisième gros dégât en 18 ans, rendant son portail inutilisable. Le 21 mai, un porte-char a arraché son mur et celui de la voisine d’en face. « Impossible de l’arrêter. Maintenant, on voit à travers mon mur », déplore la riveraine.
Des solutions envisagées
Face à cette situation qu’elle qualifie d’« enfer », la riveraine propose plusieurs pistes : faire respecter la réglementation, modifier les indications des GPS pour signaler l’interdiction, mettre le chemin en sens unique dans le sens de la descente, et installer des portiques pour empêcher les camions de s’y engager. Elle espère ainsi mettre fin à ces incidents qui menacent sa sécurité et celle des autres usagers.



