L'agression de deux soignants et de plusieurs sapeurs-pompiers au sein des urgences du CHU Pasteur 2, ce lundi 8 juin 2026 au matin, suscite de nouvelles réactions. Après la condamnation du maire de Nice, Éric Ciotti, le syndicat Force ouvrière du CHU de Nice fait part de son inquiétude face à la répétition de ce type d'incidents.
Les faits
Selon les premiers éléments recueillis, l'alerte a été déclenchée à 10 h 06 au service des urgences de Pasteur 2 après l'agression présumée de deux membres du personnel soignant par un homme pris en charge par les sapeurs-pompiers. L'individu aurait également adopté un comportement violent à l'égard des pompiers durant son transport.
Les deux soignants ainsi que les sapeurs-pompiers ont annoncé leur intention de déposer plainte.
La réaction de Force ouvrière
Dans un communiqué, le secrétaire général de Force ouvrière du CHU de Nice, Michel Fuentes, indique que l'organisation syndicale est très inquiète après cette nouvelle agression. Le syndicat estime que les violences ne concernent pas uniquement le service des urgences mais l'ensemble des services de l'établissement.
Force ouvrière, qui redoute une banalisation de la situation, souligne également craindre une aggravation à l'approche de la saison estivale, période traditionnellement marquée par une hausse de l'activité des établissements de santé sur la Côte d'Azur.
Les demandes du syndicat
Face à cette situation, le syndicat demande la tenue d'un F3SCT (Formation spécialisée en santé, sécurité et conditions de travail) extraordinaire. Il sollicite également une rencontre avec le maire de Nice, appelé à devenir président du conseil de surveillance du CHU de Nice.
La condamnation d'Éric Ciotti
Dans un message publié sur le réseau social X, Éric Ciotti avait condamné ce lundi matin avec la plus grande fermeté l'agression des soignants et des sapeurs-pompiers. Les pompiers, les médecins, infirmiers, aides-soignants et l'ensemble du personnel hospitalier sont là pour soigner et sauver des vies. Aucune violence à leur encontre n'est acceptable, avait-il déclaré, en adressant son soutien aux victimes.



