Yohann Ndoye Brouard, champion d'Europe et médaillé de bronze aux Mondiaux de Singapour 2025 sur le 200 m dos, a été éliminé dès les séries de cette distance aux championnats d'Europe de natation, ce mardi matin. Troisième meilleur Français des séries en 1'55"91, il a été victime de la règle limitant à deux le nombre de nageurs par pays pour les tours suivants.
Une élimination due à la densité tricolore
Le Français a pourtant réalisé un chrono solide de 1'55"91, meilleur que celui qui lui avait permis de décrocher le titre de champion de France le mois dernier (1'56"73). Mais deux autres Français ont été plus rapides : le phénomène Nathan Muratory, 18 ans, qualifié avec le record du monde junior (1'54"87), et Mewen Tomac (1'55"14). Seuls ces deux-là ont pu accéder aux demi-finales.
Antoine Herlem, dauphin de Ndoye Brouard aux championnats nationaux, a également été éliminé. Avec un temps de 1'56"99 (13e des séries), il aurait théoriquement dû se qualifier, mais la même règle l'a privé de la suite de la compétition. La veille, la championne de France Bertille Cousson avait déjà été victime de cette règle sur le 200 m dos féminin.
Une règle controversée
Ce règlement, pensé pour limiter l'hégémonie des nations majeures comme les États-Unis et l'Australie, oblige les nageurs d'un même pays à se dépasser dès les séries, là où les nageurs de nations moins dominantes, comme le Hongrois Hubert Kos, peuvent gérer leur effort. Cette situation soulève des questions sur l'équité de la règle.
Il reste à voir si les deux Français qualifiés, Nathan Muratory et Mewen Tomac, n'ont pas laissé trop d'énergie dans cette bataille matinale. Leur performance en demi-finale sera scrutée de près.



