Le domicile du maire de Mèze vandalisé à l'huile de vidange
Dans la nuit du mercredi au jeudi 5 mars, le domicile du maire de Mèze, Thierry Baëza, a été la cible d'un acte de vandalisme. Les murs de clôture de sa villa ont été aspergés d'huile de vidange, un incident que l'élu qualifie d'acte d'intimidation, survenu à seulement dix jours du premier tour des élections municipales.
"J'étais debout depuis 2h du matin et je n'ai rien entendu"
Thierry Baëza a porté plainte à la gendarmerie, accompagné de sa compagne Eve Silva, propriétaire des lieux. "J'étais debout depuis 2h du matin et je n'ai rien entendu", a-t-il déclaré en sortant du commissariat. Les dégâts sont importants : l'huile s'est incrustée dans le mur de clôture, a souillé la boîte aux lettres, dégradé les plantes situées derrière le mur et endommagé le moteur électrique du portail. La voiture stationnée sur la propriété a également été touchée, mais a pu être nettoyée.
Le maire souligne que seule sa villa a été visée, ce qui renforce selon lui la nature politique de l'acte. "Ces dégradations sont directement liées à ma fonction de maire et constituent clairement une forme d'intimidation", a-t-il affirmé.
Une situation "profondément préoccupante pour notre démocratie"
Candidat à sa réélection, Thierry Baëza a exprimé son inquiétude face à cette escalade de violence. "Cette situation est profondément préoccupante pour notre démocratie", a-t-il déclaré. Il a tenu à remercier l'Association des Maires de France (AMF) pour son soutien dans ce moment difficile, tout en réaffirmant son engagement : "Je reste pleinement engagé dans mes responsabilités et dans le travail que nous menons au service de notre commune et de ses habitants. La violence et l'intimidation ne feront jamais reculer l'engagement public."
Le soutien du sénateur de l'Hérault
Le sénateur de l'Hérault, Hussein Bourgi, a rapidement réagi à cet incident, le replaçant dans un contexte plus large de dégradations survenues dans le département en période électorale. "Tous ces comportements, toutes ces dérives ne sont pas dignes de la démocratie", a-t-il dénoncé. "Ils abîment le débat public, ils blessent les candidats, ils affectent leurs familles et leurs colistiers."
Le sénateur a lancé un appel solennel aux pouvoirs publics : "J'appelle solennellement la préfecture, la police nationale, la gendarmerie nationale et la justice à agir, à accélérer les enquêtes et à sévir. Il est urgent de mettre un terme à ces débordements qu'il serait irresponsable de banaliser et de considérer comme du 'folklore' ponctuel lié aux campagnes électorales."
Un contexte électoral tendu
Cet acte de vandalisme intervient dans un climat électoral particulièrement sensible, alors que le premier tour des municipales doit se tenir dans dix jours. L'incident soulève des questions sur la sécurité des élus locaux et l'intégrité du processus démocratique, alors que plusieurs cas similaires ont été signalés dans la région ces dernières semaines.
Les autorités ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de ces dégradations et identifier les responsables. La gendarmerie a procédé à des relevés sur place et mène des auditions dans l'entourage du maire et du voisinage.



