La commune de Mérignac a rendu hommage aux victimes de la Seconde Guerre mondiale lors de commémorations organisées à l'occasion de la Journée nationale du souvenir de la déportation, le 26 avril. Deux temps forts ont marqué cette journée de recueillement : une cérémonie à la stèle de Pichey, érigée en 1985, suivie d'une autre au monument aux morts de la place Charles-de-Gaulle.
Une cérémonie en présence des autorités
Les manifestations se sont déroulées en présence du maire Thierry Trijoulet, de la députée Marie Recalde, du colonel Yann Lefebvre de la base aérienne 106, ainsi que d'un rabbin qui a prononcé une prière. De nombreux jeunes porte-drapeaux de la classe défense des Eyquems, des élèves du conseil municipal des jeunes et diverses personnalités civiles et militaires ont également participé à ces hommages.
La stèle de Beaudésert, un lieu chargé d'histoire
La stèle de Beaudésert marque l'entrée de l'ancien camp de regroupement ouvert en 1940. Ce lieu, connu sous plusieurs noms (camp de Mérignac, de Beaudésert, Beau Désert ou de Pichey), a vu sa dénomination évoluer dans les documents d'archives selon les périodes et les catégories d'internés. Sa fermeture officielle a été prononcée le 15 mai 1948. Selon les estimations du cabinet du préfet en 1949, environ 8 730 personnes y auraient été internées.
L'appel des noms des fusillés
Au monument aux morts, l'appel du nom des Mérignacais fusillés a permis de rappeler le lourd tribut payé par la commune. Parmi les victimes, la plus jeune n'avait que 3 ans. Cette tradition permet de perpétuer la mémoire de ceux qui ont souffert et de sensibiliser les jeunes générations aux horreurs de la guerre et de la déportation.



