Lors d'une réunion publique à Scène 55, la municipalité de Mougins a détaillé son plan de lutte contre le moustique tigre, en présence de représentants de l'Agence régionale de santé (ARS) et de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Le maire Christophe Ulivieri a annoncé la création d'une brigade municipale anti-moustiques composée de quatre agents, formés par l'ARS et l'Entente interdépartementale de démoustication (EID) Méditerranée. Ces agents interviennent gratuitement chez les particuliers pour réaliser des diagnostics et proposer des solutions adaptées.
Des mesures concrètes pour protéger les plus jeunes
La commune a alloué une enveloppe de 20 000 euros pour installer des dispositifs anti-moustiques dans plusieurs crèches. Ce dispositif pourrait être étendu à d'autres établissements scolaires et structures de la petite enfance. Par ailleurs, Mougins poursuit le traitement biologique des eaux pluviales de juin à septembre.
La biodiversité comme alliée naturelle
Des gîtes à chauves-souris et des nichoirs à mésanges seront progressivement installés sur le domaine public pour réguler les populations d'insectes. La municipalité propose également une subvention couvrant jusqu'à 30 % du coût d'achat de solutions anti-moustiques écoresponsables, dans la limite de 300 euros, ainsi que la distribution gratuite de sachets de larvicide naturel.
Mobilisation collective contre les eaux stagnantes
Les intervenants ont rappelé que la suppression des eaux stagnantes autour des habitations reste le moyen le plus efficace pour limiter durablement la présence du moustique tigre. « Je ne voulais pas attendre l'été 2027 », a souligné Christophe Ulivieri, justifiant l'avancement du calendrier.
Antibes : après l'épidémie de chikungunya, la prévention
À Antibes, après l'épidémie de chikungunya de juillet 2025, la Ville et l'ARS ont dévoilé leur plan de prévention mi-juin. Le maire Jean Leonetti a exclu toute démoustication chimique. « L'exposition aux insecticides provoque des phénomènes de résistance », explique Jérôme Raibaut, directeur adjoint de l'ARS Alpes-Maritimes.
La municipalité a entamé un recensement des eaux stagnantes, notamment les anciens bassins agricoles inutilisés et les résidences secondaires inoccupées. « Il faut absolument qu'on les investigue, on a commencé et on continuera », détaille Eric Duplay, adjoint à la santé. Une attention particulière est portée aux terrasses en bois sur plots, sous lesquelles l'eau stagne facilement.
Des actions de sensibilisation sont menées auprès des professionnels de jardineries et à la sortie des écoles, en lien avec la Protection civile et le Comité départemental d'éducation pour la santé 06 (Codes). Des stands d'information ont été installés à Cannes et à Grasse.



