Pas de revalorisation des allocations chômage au 1er juillet 2026, annonce l'Unédic
Allocations chômage : pas de revalorisation au 1er juillet

L'Unédic a annoncé, mercredi 30 juin, qu'il n'y aura pas de revalorisation des allocations chômage au 1er juillet 2026. Il s'agit d'une décision inédite depuis 2019, qui concerne environ 2,7 millions de demandeurs d'emploi.

Un contexte économique difficile

Cette absence de revalorisation s'explique par la situation économique actuelle, marquée par une inflation élevée et des tensions sur les finances publiques. Selon l'Unédic, l'organisme paritaire gestionnaire de l'assurance chômage, les réserves financières sont insuffisantes pour permettre une augmentation des allocations.

"Nous sommes contraints de prendre cette décision difficile en raison de la dégradation des comptes de l'assurance chômage", a déclaré un porte-parole de l'Unédic. "Les prévisions de croissance et d'emploi ne permettent pas d'envisager une revalorisation sans mettre en péril l'équilibre financier du système."

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Une première depuis 2019

La dernière revalorisation des allocations chômage remonte à juillet 2019, avec une augmentation de 1,1 %. Depuis, les allocations sont restées stables, malgré une inflation cumulée de plus de 10 % sur la période. Les syndicats dénoncent une perte de pouvoir d'achat pour les chômeurs.

"C'est un coup dur pour les demandeurs d'emploi qui voient leur pouvoir d'achat s'éroder chaque jour", a réagi un représentant de la CGT. "Nous appelons le gouvernement à intervenir pour débloquer des fonds exceptionnels."

Des conséquences pour les allocataires

Cette décision signifie que les indemnités chômage resteront au même niveau qu'en 2025. Pour un allocataire percevant l'allocation moyenne de 1 100 euros par mois, cela représente une perte de pouvoir d'achat estimée à environ 120 euros par an par rapport à une revalorisation de 1 %.

L'Unédic précise que les négociations entre partenaires sociaux se poursuivent pour trouver des solutions à moyen terme. Une nouvelle rencontre est prévue en septembre 2026 pour discuter d'une éventuelle revalorisation différée.

Réactions politiques

Plusieurs personnalités politiques ont réagi à cette annonce. Le député LFI François Ruffin a dénoncé "un scandale social" et appelé à "une mobilisation générale". De son côté, le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a estimé que "la situation est difficile mais que la priorité est de maintenir l'équilibre des comptes publics".

Le gouvernement a indiqué qu'il suivait de près la situation et qu'il serait prêt à prendre des mesures si la conjoncture l'exigeait. Cependant, aucune annonce concrète n'a été faite à ce stade.

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