Mort d'Elisa Pilarski : son compagnon condamné à 4 ans de prison avec sursis
Mort d'Elisa Pilarski : 4 ans avec sursis pour le compagnon

Le tribunal correctionnel de Senlis a rendu son verdict ce vendredi dans l'affaire de la mort d'Elisa Pilarski, survenue en novembre 2022. Son compagnon, Christophe Ellul, a été condamné à quatre ans de prison avec sursis pour homicide involontaire. Le chien de la victime, Curtis, un American Staffordshire terrier, devra être euthanasié.

Les faits

Le 16 novembre 2022, Elisa Pilarski, 29 ans, avait été retrouvée morte dans un bois près de Villers-Cotterêts, dans l'Aisne. Elle présentait de nombreuses morsures. L'autopsie avait révélé qu'elle avait succombé à une hémorragie provoquée par des morsures de chien. L'enquête avait rapidement orienté les soupçons vers Curtis, le chien de son compagnon.

Le procès

Christophe Ellul, 33 ans, était jugé pour homicide involontaire, car il n'avait pas maîtrisé son chien, qui était pourtant connu pour son agressivité. Le tribunal a estimé qu'il avait fait preuve d'une négligence caractérisée. La peine de quatre ans avec sursis a été assortie d'une obligation de soins et d'une interdiction de détenir un animal pendant cinq ans.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

La décision concernant Curtis

Le sort du chien Curtis a également été tranché. Le tribunal a ordonné son euthanasie, estimant qu'il représentait un danger pour la sécurité publique. Les défenseurs des animaux avaient plaidé pour une alternative, mais les experts ont conclu à l'impossibilité de réhabilitation.

Réactions

La famille d'Elisa Pilarski a exprimé un soulagement mitigé. Si la condamnation de Christophe Ellul est une reconnaissance de sa responsabilité, la peine avec sursis est perçue comme trop clémente. L'avocat de la famille a déclaré : "C'est une décision qui rend justice à Elisa, mais la souffrance reste immense."

De son côté, la défense de Christophe Ellul a annoncé son intention de faire appel. L'avocat a souligné que son client était "dévasté" par la mort de sa compagne et qu'il n'avait jamais eu l'intention de lui nuire.

Cette affaire relance le débat sur la législation concernant les chiens dangereux. Des associations réclament un meilleur encadrement des propriétaires et des mesures préventives plus strictes.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale