Le drame avait bouleversé la ville de Montpellier et au-delà. Le 2 juin 2024, Elias, 14 ans, avait été mortellement frappé d’un coup de machette en pleine rue, dans le quartier de la Mosson. Cinq jeunes, âgés de 15 à 17 ans au moment des faits, avaient été interpellés et placés en détention provisoire. Ce mercredi, la juge d’instruction en charge du dossier a ordonné leur renvoi devant la cour d’assises des mineurs de l’Hérault. Ils devront répondre d'« assassinat ».
Un acte d’une violence inouïe
Selon les éléments de l’enquête, la victime avait été prise pour cible en raison d’un différend mineur sur un réseau social. Les agresseurs, encagoulés, l’avaient attendu à la sortie de son collège avant de le poursuivre et de le frapper à la tête avec une machette. Elias était décédé sur le coup, malgré l’intervention rapide des secours. Les investigations ont permis d’établir que les coups portés étaient d’une extrême violence, avec une intention manifeste de tuer.
Un procès à venir pour les mineurs
La cour d’assises des mineurs est compétente pour juger les crimes commis par des adolescents de 16 à 18 ans, mais peut également être saisie pour des mineurs de 13 à 15 ans en cas de crime grave. Les cinq accusés encourent jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle, conformément au Code pénal pour les mineurs. Le procès devrait se tenir dans les mois à venir, probablement à la fin de l’année 2025 ou au début de 2026. En attendant, ils restent en détention provisoire.
Une affaire qui a suscité l’émoi
La mort d’Elias avait provoqué une vive émotion dans tout le pays. Des marches blanches avaient été organisées à Montpellier, rassemblant des centaines de personnes. Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Gérald Darmanin, s’était rendu sur place pour exprimer son soutien à la famille. Le parquet avait rapidement ouvert une information judiciaire pour assassinat en bande organisée, avant que la qualification d’assassinat ne soit retenue. Les proches de la victime, représentés par leur avocat, ont salué la décision de renvoi aux assises, espérant que « la vérité éclate et que justice soit faite ».
Cette affaire relance le débat sur la violence chez les jeunes et l’utilisation des armes blanches. Des associations de prévention appellent à renforcer l’éducation et l’encadrement dans les quartiers sensibles. Le procès à venir sera scruté de près, tant pour son issue judiciaire que pour son impact sociétal.



