Mort de Quentin Deranque : fin des gardes à vue pour 11 suspects, dont trois proches d'un député LFI
Mort de Quentin Deranque : 11 suspects, fin des gardes à vue

Mort de Quentin Deranque : les gardes à vue des onze suspects s'achèvent ce jeudi

Les gardes à vue des onze personnes interpellées dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque, le militant d'extrême droite décédé à Lyon, prennent fin ce jeudi 19 février 2026. Elles devraient être présentées à un juge en fin de journée pour une éventuelle mise en examen.

Onze suspects interpellés, dont trois proches d'un député LFI

Huit hommes et trois femmes ont été interpellés mardi soir et mercredi matin dans plusieurs départements : le Rhône, la Haute-Loire, la Drôme et l'Aisne. Parmi eux, sept sont soupçonnés d'avoir joué un rôle direct dans les violences qui ont coûté la vie à Quentin Deranque, et sont visés pour homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs. Les quatre autres sont suspectés de mise à disposition de moyens en vue de se soustraire aux recherches.

Parmi les personnes interpellées figurent trois proches du député La France Insoumise (LFI) Raphaël Arnault : un ancien stagiaire et deux assistants parlementaires, Jacques-Elie Favrot et Robin C., connu sous le nom de Robin Michel. La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a suspendu leurs accès aux locaux parlementaires.

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Le contexte de la mort de Quentin Deranque

Quentin Deranque, un militant nationaliste de 23 ans, a été frappé le 12 février par plusieurs personnes encagoulées en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Il était présent pour assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis qui manifestaient contre la venue de l'élue. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il est décédé samedi.

Les enquêteurs ont identifié les suspects après avoir auditionné des témoins et exploité des vidéos et des données de téléphonie. Certains des interpellés font l'objet de fiches S, émises par le renseignement intérieur pour recenser les personnes potentiellement dangereuses pour la sécurité nationale.

Les réactions politiques et la marche d'hommage

Raphaël Arnault, fondateur du groupe d'ultragauche La Jeune Garde, est au cœur des suspicions dans cette enquête. Son groupe est en cours de dissolution pour des accusations antérieures de violences. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a appelé LFI à exclure le député de son groupe. En réponse, Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a accusé le gouvernement de mépris absolu de la séparation des pouvoirs et affirmé que Raphaël Arnault n'était absolument pas concerné par l'enquête en cours.

Par ailleurs, l'autorisation d'une marche en hommage à Quentin Deranque prévue samedi à Lyon est en phase d'évaluation des risques sécuritaires, selon la préfecture du Rhône. Aliette Espieux, l'une des coorganisatrices, espère la présence de 2 000 à 3 000 personnes pour cette marche d'hommage qui doit débuter à 15 heures, sans intention de en découdre ou de mener une campagne électorale.

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