Un homme circulant en monoroue électrique à plus de 3 000 mètres d’altitude sur le glacier de la Marmolada, dans les Dolomites italiennes, a surpris un groupe de chercheurs de l’université de Padoue. La scène, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, relance la question de la régulation des engins motorisés en haute montagne.
Une rencontre surprenante sur le glacier
Alors qu’ils rentraient d’une mission participative de mesure du glacier, les chercheurs sont tombés sur un homme debout sur une monoroue électrique, selon le média local Il Dolomiti. La vidéo, publiée par le Musée de géographie de l’université de Padoue sur Instagram, montre l’individu casqué roulant à toute allure sur une pente caillouteuse. Il slalome entre les chercheurs en direction du glacier, à plus de 3 000 mètres d’altitude.
« On n’avait jamais vu ça auparavant », peut-on lire dans le commentaire accompagnant la publication. Les chercheurs ont exprimé leur étonnement face à cette utilisation inédite du site.
Une législation floue pour les engins motorisés
« En proposant de transformer la Marmolada, lieu d’exploitation en haute altitude, en un modèle innovant de développement durable, nous n’avions certainement pas envisagé ce type d’utilisation. L’avenir de nos montagnes se dessine à nos pas », commentent les chercheurs sur Instagram.
Comme le rappelle Ouest-France, les VTT sont interdits dans de nombreux sentiers de hautes montagnes en Italie, notamment pour éviter le risque d’accident. En revanche, les monoroues électriques ne sont manifestement prohibées par aucune réglementation. Ce vide juridique pourrait expliquer la liberté de circulation de l’individu.
Un débat sur l’avenir des montagnes
Cette scène, devenue virale sur les réseaux sociaux, a suscité de nombreuses réactions d’internautes, dont beaucoup se sont dits énervés. Elle met en lumière les défis posés par les nouveaux engins de mobilité dans des environnements sensibles comme les glaciers.
Les chercheurs de l’université de Padoue, qui mènent des missions de mesure sur la Marmolada, n’avaient pas anticipé une telle utilisation. Leur réflexion sur le développement durable de la montagne devra désormais intégrer ces nouvelles pratiques, alors que la réglementation tarde à s’adapter.



