Harvard : un juge rejette la plainte de Trump sur les manifestations
Harvard : un juge rejette la plainte de Trump

Un juge fédéral américain a rejeté la plainte déposée par l'administration Trump contre l'université Harvard au sujet des manifestations anti-Israël qui ont secoué le campus au printemps dernier. La décision, rendue publique jeudi 13 août, constitue un revers pour le ministère de la Justice, qui accusait l'établissement de ne pas avoir protégé les étudiants juifs contre le harcèlement.

Une plainte jugée infondée

Le juge a estimé que le gouvernement n'avait pas apporté la preuve que Harvard avait violé les lois fédérales sur les droits civiques. Il a notamment souligné que les incidents cités par l'administration ne démontraient pas une discrimination systémique, mais plutôt des tensions ponctuelles entre groupes d'étudiants.

La plainte avait été initiée en avril dernier, après que des manifestations propalestiniennes ont éclaté sur le campus. L'administration Trump avait alors menacé de couper les financements fédéraux si l'université ne prenait pas de mesures disciplinaires plus sévères.

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Une victoire pour la liberté académique

Pour les défenseurs de la liberté académique, cette décision est perçue comme une protection de l'autonomie des universités. Harvard, de son côté, a salué le jugement, réaffirmant son engagement à lutter contre l'antisémitisme tout en préservant le droit à la liberté d'expression.

Le ministère de la Justice n'a pas encore indiqué s'il ferait appel. Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de tensions entre le gouvernement fédéral et les grandes universités américaines, plusieurs autres plaintes similaires étant en cours.

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