Au Mondial 2026, une journaliste de Libé face au sexisme
Mondial 2026 : une journaliste de Libé face au sexisme

Une immersion dans le monde du football masculin

Envoyée spéciale de Libération pour couvrir la Coupe du monde de football 2026, Marie Thimonnier a vécu une expérience marquante. Dans un article publié le 19 juillet 2026, elle témoigne des difficultés rencontrées en tant que femme dans ce milieu très masculin. « Bon courage, vous devez vous sentir bien seule », lui a-t-on lancé à plusieurs reprises, résumant le climat d'exclusion qu'elle a subi.

Des insultes et des remarques sexistes

Thimonnier rapporte avoir été la cible d'insultes et de remarques sexistes tout au long du tournoi. « Dans les tribunes de presse, on me demandait si j'étais la petite amie d'un joueur », confie-t-elle. Un collègue masculin lui a même conseillé de « laisser la place aux vrais journalistes ». Selon elle, ces comportements sont révélateurs d'un sexisme ordinaire qui persiste dans le sport.

Un sentiment de solitude et d'illégitimité

La reporter explique avoir ressenti un fort sentiment de solitude. « Je me suis souvent demandé si j'avais ma place ici », écrit-elle. Ce sentiment d'illégitimité est renforcé par le manque de soutien de la part de certains confrères. « On me regardait comme si j'étais une intruse », ajoute-t-elle. Pourtant, Thimonnier insiste sur la nécessité de continuer à lutter pour une meilleure représentation des femmes dans le journalisme sportif.

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Des initiatives pour contrer le sexisme

Face à ces difficultés, la journaliste souligne l'importance de la solidarité entre femmes. Elle mentionne le réseau « Femmes et Sport », qui offre un espace de discussion et de soutien. « Nous devons être plus nombreuses et plus visibles », déclare-t-elle. Selon une étude de l'association, seulement 12 % des journalistes sportifs en France sont des femmes. Thimonnier espère que son témoignage contribuera à faire évoluer les mentalités.

Un appel à l'action pour les médias

Marie Thimonnier appelle les rédactions à prendre des mesures concrètes pour lutter contre le sexisme. « Il faut des politiques de tolérance zéro et des formations obligatoires », insiste-t-elle. Elle cite l'exemple de la BBC, qui a mis en place un code de conduite strict. La journaliste conclut : « Le football est un sport universel, il doit être accessible à tous, sans distinction de genre. »

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