Le parquet général de Monaco a répondu ce vendredi 7 août aux critiques du parquet ukrainien, qui dénonçait un manque de réactivité dans l'enquête sur l'explosion ayant visé Vadim Ermolaev et sa famille le 29 juin dernier. L'institution monégasque assure que les investigations se poursuivent activement et que la coopération internationale est en cours.
Des demandes d'entraide en cours d'exécution
Dans un communiqué, le parquet général de Monaco indique que plusieurs demandes d'entraide judiciaire internationale sont « en cours d'exécution ». Ces demandes visent notamment à échanger des pièces et documents réalisés dans les procédures d'enquête respectives, en particulier concernant l'identité de la personne décédée en Ukraine et les déclarations des suspects de cet homicide volontaire.
Le parquet monégasque précise qu'un déplacement d'enquêteurs de la Sûreté publique de Monaco a été sollicité dans ce cadre. Il ajoute que la constitution d'une équipe commune d'enquête avec le parquet général ukrainien est envisagée, mais qu'à ce stade, la coopération par la voie de commissions rogatoires internationales est privilégiée.
Les critiques ukrainiennes
Mardi 4 août, Olena Farion, chef adjointe du département de la politique d'information du parquet général ukrainien, avait déploré dans les colonnes de Monaco-Matin le manque de réactivité des autorités monégasques. Elle avait notamment souligné que deux demandes d'entraide judiciaire internationale avaient été adressées aux autorités de la Principauté, dont une proposant la création d'une équipe commune d'enquête, mais que les commissions rogatoires internationales et les autres demandes précédemment adressées demeuraient sans réponse.
Vadim Ermolaev lui-même avait exprimé sa colère dans une lettre adressée à Monaco-Matin le 24 juillet, affirmant que « sans un échange approprié et rapide d'informations d'une importance cruciale entre les procureurs des deux pays, une enquête approfondie sur un tel crime est de fait impossible ».
Le mobile reste indéterminé
Dans une interview accordée au quotidien Libération lundi 3 août, le secrétaire d'État à la Justice monégasque, Samuel Vuelta-Simon, avait affirmé que les « échanges entre les deux pays » étaient constants. Il avait toutefois reconnu que « le mobile n'a pas encore été déterminé à ce jour, toutes les pistes restent ouvertes ».
L'explosion s'est produite le 29 juin devant la résidence du Sun's Palace à Monaco, visant Vadim Ermolaev et sa famille. La principale suspecte, Anastasiia Berezovska, a été retrouvée morte près de Kiev, tandis que deux auteurs présumés sont incarcérés en Ukraine. L'enquête se poursuit dans plusieurs pays, et les autorités monégasques assurent que toutes les directions sont explorées.



