Monaco : 22 ans après, le mystère de l'attentat au stade Louis-II demeure
Monaco : mystère de l'attentat au stade Louis-II persiste

Dans la nuit du 29 au 30 mai 2004, une explosion de forte intensité a secoué le quartier de Fontvieille à Monaco, à l'entrée du stade Louis-II. L'engin, composé de deux kilos de pentrite — un explosif puissant utilisé notamment pour l'excavation de roches —, a été placé derrière une jardinière, à proximité d'une bouche d'aération qui a amplifié les effets de la déflagration. Les dégâts ont été considérables : les portes du bâtiment arrachées, l'ascenseur défoncé, des bureaux ravagés et les vitres brisées, y compris dans un immeuble industriel voisin, la Ruche-Vulcain.

Un acte jamais revendiqué

Vingt-deux ans plus tard, cet attentat n'a jamais été revendiqué, et son auteur reste inconnu. À l'époque, les autorités monégasques n'avaient écarté aucune piste, allant de l'acte terroriste visant à déstabiliser la Principauté à la vengeance d'un supporter mécontent après la défaite de l'AS Monaco en finale de la Ligue des champions face au FC Porto, quelques jours plus tôt. Cependant, aucune revendication n'est jamais parvenue, et l'enquête n'a pas abouti à une interpellation.

Les réactions officielles

Le ministre d'État de l'époque, Patrick Leclercq, avait déclaré : « Le plus probable est qu'il s'agit, en l'absence de toute revendication après une semaine, d'un acte isolé. » Cette explosion, qualifiée de premier attentat en Principauté depuis la Seconde Guerre mondiale, reste donc non résolue. Heureusement, l'attaque n'a fait aucune victime, bien que l'intention de destruction soit claire.

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