Maternal Instinct : le documentaire choc sur Taylor Parker
Maternal Instinct : l'énigme Taylor Parker

C'est le 9 octobre 2020 que débute notre histoire. Taylor Parker, une jeune femme en panique, appelle les secours : elle vient d'accoucher dans sa voiture sur une route du Texas. Affolée, elle tente de réanimer son bébé qui ne respire plus. Problème : Taylor ne pouvait physiquement pas avoir de bébé. Quel est son secret ?

Un documentaire qui fait le buzz

Diffusé sur Netflix, le documentaire Maternal Instinct, L'énigme Taylor Parker remonte le cours d'un des faits divers les plus horribles que la plateforme de streaming ait jamais diffusés, actuellement en tête des visionnages. 20 Minutes a voulu comprendre pourquoi.

« Tout allait beaucoup trop vite »

C'est encore un de ces documentaires true crime dont Netflix a le secret. Et comme L'accident, Quelqu'un doit savoir ou Sous ses yeux récemment, Maternal Instinct, L'énigme Taylor Parker revient sur l'un de ces faits divers sinistres qui font le quotidien de l'horreur humaine. Place, cette fois, au parcours de Taylor Parker, une jeune femme qui avait a priori tout pour rendre Wade Griffin heureux. 27 ans, belle comme un cœur, devant — disait-elle — toucher un héritage de 8 millions de dollars, et raide dingue du brave éleveur de sangliers texans rencontré lors d'un rodéo, elle lui annonce bientôt être enceinte. « Elle illuminait tout sur son passage », confie aujourd'hui une amie de la famille. « Tout allait beaucoup trop vite », témoigne cependant Wade dans le documentaire. Las !

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Taylor semble en tout cas la plus heureuse des futures mamans, poste les images de son échographie sur les réseaux, mais aussi des photos d'elle, rayonnante, alors que son ventre s'arrondit progressivement. En février 2020, sept mois avant son terme, Taylor organise avec quelques amis et voisins son gender reveal. Ce sera donc une fille qu'avec Wade ils nommeront Clancy Gaile ! Mais les fausses notes commencent à plomber la mélodie de ce conte de fées parfaitement orchestré.

Obsédée par la grossesse

« Son gender reveal m'a rendue malade, parce que je savais qu'elle ne pouvait pas être enceinte. Elle avait subi une hystérectomie (une ablation de l'utérus) », rappelle McKenzie Bright, une ancienne amie de Taylor qui avait depuis un certain temps pris ses distances avec la future « maman ». « Elle me faisait peur, elle était obsédée par ma grossesse et j'ai dû couper les ponts », explique elle aussi Abby, ex-meilleure amie de Taylor. Et pour cause.

Le 9 octobre, alors qu'elle a dépassé son neuvième mois de grossesse, Taylor éloigne artificiellement son compagnon de la maison pour s'en aller commettre un crime abominable. Elle se rend chez Reagan Hancock, 21 ans, une jeune femme enceinte de 36 semaines le jour des faits, dont elle s'est liée d'amitié. Plus tard dans la journée, Jessica, la mère de Reagan, découvre épouvantée le corps de sa fille morte, éventrée. Le fœtus a disparu. On n'ose imaginer la suite. Même le plus pervers des scénaristes hollywoodiens se serait interdit de l'imaginer.

Le procès de l'innommable

Reprenant la route, Taylor Parker prend pourtant la direction de l'hôpital d'Idabel. En chemin, elle appelle les secours depuis une bande d'arrêt d'urgence, annonçant qu'elle vient d'accoucher dans sa voiture et réclamant en hurlant une ambulance.

Face à l'actualité, on pense souvent avoir touché le fond quant à la noirceur insondable de la nature humaine. Là, on la touche forcément. Si le procès de Taylor Parker confirmera l'innommable — les 15 coups de couteau et 39 incisions dont fut victime Reagan Hancock —, si le juge expédiera la criminelle dans le couloir de la mort où elle attend son exécution, le film de 96 minutes réalisé par la documentariste Jessica Dimmock révèle une chose : beaucoup savaient.

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Dans le film de Jessica Dimmock (on lui doit aussi la série Netflix Scène de crime : les champs macabres du Texas sur des cold cases), les témoignages se multiplient. Ici, des personnes qui avaient des doutes sur la grossesse de la future criminelle. Là, d'autres qui avaient la certitude qu'elle ne pouvait avoir d'enfants. Il y a même le témoignage troublant d'un membre du personnel de la maternité avec laquelle elle était en contact, qui avoue qu'à l'approche supposée (fantasmée !) du terme de sa grossesse, une alerte orange avait été déclenchée. Son motif : « risque d'enlèvement de bébé ». La petite fille que Taylor Parker a arrachée au ventre de sa maman et qu'elle a tuée s'appelait Braxlynn.