Un trafic de cocaïne démantelé à l'aéroport de Marseille
Les douanes de l'aéroport de Marseille-Provence ont réalisé une saisie spectaculaire le 24 mars 2026. Un passager en provenance d'Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, a été interpellé après que les agents eurent suspecté son rôle de "mule" du narcotrafic. L'homme, âgé de 38 ans, transportait une quantité impressionnante de stupéfiants dissimulée dans son organisme.
Une interception basée sur l'expérience des douaniers
Selon les informations rapportées par La Provence, les agents des douanes marseillaises ont agi sur la base de leur connaissance des circuits de trafic internationaux. Conscients que l'Afrique sert souvent de point de transit pour la cocaïne entre l'Amérique du Sud et l'Europe, ils ont décidé de contrôler ce passager spécifique. Leur intuition s'est avérée juste.
Après des tests urinaires positifs aux stupéfiants, l'individu a été conduit à l'hôpital pour des examens médicaux approfondis. Ces investigations ont révélé la présence de nombreux ovules dans son système digestif. Le patient a dû être placé sous surveillance constante pendant 24 heures avant d'expulser naturellement l'ensemble des capsules.
92 ovules et 1,358 kg de cocaïne saisis
Au total, ce sont 92 ovules remplis de cocaïne qui ont été récupérés, représentant une masse totale de 1,358 kilogramme de cette drogue. Cette méthode de transport, connue sous le nom de "mule corporelle", est extrêmement risquée pour les transporteurs. Comme le rappelle l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives, la moindre fissure dans le contenant peut provoquer une overdose mortelle.
Cette pratique concerne généralement des personnes initialement non impliquées dans les réseaux de trafic, qui acceptent de transporter des substances illicites à haute valeur marchande pour le compte d'organisations criminelles. Elles dissimulent les drogues soit en les avalant, soit en les plaçant dans des cavités naturelles.
Une condamnation sévère pour le trafiquant
Présenté en comparution immédiate devant la justice, l'homme a écopé d'une peine conséquente pour son implication dans ce trafic international. Le tribunal a prononcé :
- Deux ans d'emprisonnement ferme
- Une amende de 20 000 euros
- Une interdiction du territoire français
Cette affaire illustre la vigilance constante des services douaniers marseillais face aux flux de stupéfiants transitant par les aéroports. Malgré les risques encourus par les transporteurs, le trafic de drogue continue d'utiliser ces méthodes dangereuses pour acheminer ses produits vers les marchés européens.



