Marche blanche à Bollène après le meurtre de Katerina
Marche blanche à Bollène après le meurtre de Katerina

Une marche blanche en hommage à Katerina, retrouvée morte jeudi dans son appartement à Bollène (Vaucluse), se tiendra le 19 août à 18 heures, rapporte La Provence. Le suspect, son ex-compagnon, a été mis en examen et placé en détention provisoire, a annoncé samedi le parquet d’Avignon. Il est également mis en examen pour « détention d’armes de catégorie B et de catégorie C », a précisé Jean-François Mayet, procureur de la République adjoint, dans un communiqué.

Un hommage et une dénonciation des violences

La page Facebook « Marche Blanche pour Katerina » appelle à « unir nos forces pour lui rendre hommage, soutenir ses proches et dénoncer les violences faites aux femmes ». L’ex-compagnon, âgé de 54 ans, d’origine tchèque, ancien légionnaire et ex-colistier du candidat Rassemblement national aux dernières élections municipales, Franck Marest, selon La Provence, est soupçonné de l’avoir tuée.

Des violences antérieures et un téléphone grave danger

Au moment de la découverte de son corps, la victime « présentait de nombreuses blessures au niveau du crâne », dont certaines « supposaient l’emploi d’un objet tranchant », a précisé Jean-François Mayet. L’homme a été interpellé dans la soirée à son domicile, où il se trouvait avec les deux enfants du couple. En juin dernier, lors de la séparation, il avait déjà été placé en garde à vue pour des violences sur son ex-compagne. Placé sous contrôle judiciaire, il devait comparaître devant le tribunal correctionnel de Carpentras en novembre.

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Depuis, la victime « bénéficiait de mesures de protection complémentaires avec la remise d’un téléphone grave danger confié fin juin par le parquet de Carpentras, ainsi que d’une ordonnance de protection délivrée par le juge aux affaires familiales », a indiqué le parquet. « Depuis les faits du mois de juin, aucun autre fait de violence n’avait été signalé, ni même dénoncé par la victime », a-t-il ajouté.

Une hausse des féminicides en 2024

Les enfants du couple, originaires de Tchéquie, ont été pris en charge par le centre hospitalier d’Avignon avant d’être placés auprès de l’Aide Sociale à l’Enfance. Selon les dernières données de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof), 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, contre 96 en 2023, soit une augmentation de 11 %.

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