Disparition inquiétante de Madoua, enfant autiste de 4 ans, toujours introuvable en Seine-Saint-Denis
Madoua, enfant autiste disparu, toujours introuvable en Seine-Saint-Denis

Disparition inquiétante de Madoua, enfant autiste de quatre ans, toujours introuvable en Seine-Saint-Denis

Madoua, un enfant autiste de quatre ans disparu il y a une semaine au bord de la Marne en Seine-Saint-Denis, n'a toujours pas été retrouvé, a précisé la Préfecture de police de Paris jeudi 5 mars. En dépit d'une mobilisation de centaines de policiers et militaires, et de recherches qui se poursuivent très activement, l'enfant reste introuvable, avait déclaré mercredi le procureur.

Les circonstances de la disparition

Dans un communiqué, le procureur de la République de Bobigny, Eric Mathais, a rappelé que la mère de Madoua avait fait appel à la police le 25 février. Son enfant, avec lequel elle jouait dans le parc André Devambez en bord de Marne, à Neuilly-Plaisance, avait disparu vers 14 h 15, après avoir échappé quelques minutes à son attention.

Selon l'appel à témoins lancé par la Préfecture de police, Madoua – atteint d'un trouble autistique et ne s'exprimant pas verbalement – était parti en courant sur la promenade en direction du Perreux-sur-Marne. De nombreux habitants des environs se sont joints aux recherches, notamment pour scruter la Marne, particulièrement haute avec un fort courant, avait constaté l'Agence France-Presse.

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Une mobilisation massive mais vaine

Le chef du parquet a insisté sur les moyens déployés : de très nombreux moyens humains et matériels ont été mis en œuvre sur une zone de recherche s'étendant sur environ 34 kilomètres d'est en ouest, couvrant la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et Paris. Cela inclut de nombreuses patrouilles en véhicules et à pied, des enquêtes de voisinage, et la mobilisation des polices municipales de quatre communes.

Les sapeurs-pompiers de Paris sont également impliqués dans les recherches, avec des interventions en bateau, l'usage de drones, des plongées dans la Marne et l'assistance de chiens. La brigade fluviale de la Préfecture de police a mené des inspections en bateau des rives, des recherches avec un sonar embarqué, et des inspections sous-marines. Des survols en hélicoptère ou en drone de la rivière et ses abords ont été effectués par gendarmes ou policiers.

La famille et les habitants se sont fortement mobilisés, en relayant les avis de recherche et en organisant des battues. Cependant, le parquet rappelle que, s'agissant d'une disparition inquiétante et non d'un enlèvement avéré, le dispositif de l'alerte enlèvement n'est pas applicable dans ce cas.

Critiques sur la gestion initiale

L'avocat des parents de l'enfant, Me Yassine Bouzrou, a réagi en estimant qu'attendre quatre jours avant de saisir la Brigade de protection des mineurs relève d'une carence grave. Il a ajouté que, dans une disparition d'enfant, le temps perdu est une vie en danger, et que l'inertie initiale et le manque de transparence envers la famille sont incompréhensibles. Pour lui, la très faible visibilité autour de cette disparition a été fortement préjudiciable.

Le 2 mars 2026, la brigade de protection des mineurs de la Préfecture de police a été saisie pour poursuivre les investigations, mais ces retards soulèvent des questions sur l'efficacité des premières actions. Les recherches continuent activement, mais l'absence de résultats après une semaine alimente l'inquiétude et les critiques.

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