Lutte contre les rave-partys en Lozère : un dispositif renforcé
Chaque semaine, la préfecture de la Lozère publie sur ses réseaux sociaux un avis d'interdiction des "rassemblements à caractère musical de type rave-party" et de la circulation de tout véhicule transportant du matériel de son à destination de ces événements. Selon la préfecture, "ces rassemblements interdits génèrent des nuisances majeures, favorisent la consommation de stupéfiants, mettent en danger les participants et présentent des risques en matière de sécurité (incendie) et d'atteintes à l'environnement".
Un organisateur condamné à un an de prison avec sursis
Le dernier événement en date dans le département s'est déroulé les 14 et 15 mai 2026 à Saint-Privat-du-Fau, où une rave-party avait été installée avant que la météo hivernale ne fasse fuir les participants. Par ailleurs, jeudi 4 juin 2026, le tribunal correctionnel de Mende a condamné à un an de prison avec sursis l'organisateur d'un teknival qui avait eu lieu en juillet 2025. Le préfet de la Lozère, Gilles Quénéhervé, a réaffirmé lors d'une conférence de presse ce lundi 8 juin 2026 que de telles manifestations ne sont pas les bienvenues en Lozère, et a exposé les mesures mises en place pour tenter de les empêcher.
Un point chaque jeudi soir pour anticiper
"On travaille en lien avec les maires, les acteurs agricoles et économiques, les agents de l'État, pour anticiper. Il faut être vigilant pour faire remonter l'information le plus vite possible et empêcher son installation", a déclaré le préfet. Chaque jeudi soir, un point est fait pour anticiper l'installation d'une fête dans le week-end. "On espère chaque semaine que ce ne sera pas chez nous", glisse-t-il, expliquant que la tenue de telles manifestations mobilise énormément de forces.
Des sites "à risque" cartographiés
Des réunions d'anticipation sont organisées sur les différents secteurs de la Lozère. "Plusieurs sites ont été cartographiés", indique le représentant de l'État, désignant des lieux susceptibles d'intéresser les organisateurs de rave-partys. Le préfet insiste : "La Lozère est pleinement mobilisée. Il y a une vraie volonté lozérienne de ne pas accueillir de rave-party ; ça semble faire consensus." Il précise : "Les dégradations sur les terrains agricoles sont vraiment marquées. On reçoit encore des factures. On ne peut pas laisser s'installer ces raves sauvages qui sont illégales et interdites." Interrogé sur la tenue d'éventuelles fêtes déclarées, le préfet explique n'avoir jamais été saisi de demandes en ce sens, et ajoute : "Pour des manifestations non officielles, il n'y a évidemment pas d'autorisation possible."



