Lindsey Graham, sénateur républicain de Caroline du Sud et figure politique américaine majeure, est décédé à l'âge de 71 ans, a confirmé son entourage ce dimanche 12 juillet 2026. L'ancien candidat à la présidentielle et allié de Donald Trump laisse un héritage politique complexe, marqué par une évolution idéologique spectaculaire.
Un parcours politique hors norme
Élu au Sénat en 2002, Lindsey Graham a d'abord été un républicain modéré, collaborant avec des démocrates sur des sujets comme l'immigration et le climat. Cependant, à partir de 2016, il s'est imposé comme l'un des plus fervents défenseurs de Donald Trump, devenant son porte-parole officieux au Congrès. Selon des sources proches, sa santé s'était dégradée ces derniers mois, mais aucune cause précise n'a été officiellement communiquée.
Un décès qui bouleverse la scène politique
La nouvelle a provoqué une onde de choc à Washington. Donald Trump a réagi sur son réseau Truth Social : « Lindsey était un ami loyal et un grand patriote. Il manquera à l'Amérique. » De son côté, le président démocrate Joe Biden a salué « un serviteur public dévoué, même si nous étions souvent en désaccord ». La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a ordonné la mise en berne des drapeaux du Capitole.
Un héritage controversé
Graham était connu pour ses positions tranchées sur la politique étrangère, notamment son soutien inconditionnel à Israël et son appel à une intervention militaire en Syrie. Il avait également joué un rôle clé dans la confirmation de trois juges conservateurs à la Cour suprême. Son décès intervient à un moment crucial, à quelques mois des élections de mi-mandat où les Républicains espèrent reprendre le contrôle du Sénat. La gouverneure de Caroline du Sud, Nikki Haley, devrait nommer un remplaçant temporaire, mais une élection spéciale pourrait être organisée.



