Après l'effondrement d'un balcon, le bailleur social THM veut regagner la confiance des locataires
À La Seyne-sur-Mer, dans le quartier de Berthe, une réunion s'est tenue mardi en fin d'après-midi entre des locataires, la Ville représentée par l'adjoint au logement Mathieu Perchoc, et les responsables du bailleur social Toulon Habitat Méditerranée (THM). L'objectif : faire le point sur l'effondrement de la rambarde d'un balcon au rez-de-chaussée de la résidence L'Epi d'or, survenu il y a une dizaine de jours sans faire de victime, mais qui a suscité une vive inquiétude parmi les habitants.
Des mesures de sécurité immédiates
Depuis l'incident, un périmètre de sécurité a été installé au pied de l'appartement concerné, et des étais ont été posés sur l'ensemble des balcons ainsi qu'aux entrées de la résidence. Julien Amoruso, directeur de la gestion urbaine de proximité (GUP) de THM, a réitéré les explications fournies après l'incident : seuls les balcons du rez-de-chaussée présentent un risque en raison de la conception des bâtiments construits dans les années 1970, ceux des étages supérieurs étant plus solidement ancrés.
Des études à venir pour déterminer les travaux
Des études doivent débuter la semaine prochaine sur l'ensemble de la résidence L'Epi d'or, ainsi que sur le Messidor, construit de la même manière et à la même période. « À l'issue de ce diagnostic, d'ici la fin juin ou début juillet, on pourra se prononcer sur la nature exacte des travaux à prévoir », a précisé Julien Amoruso. Au pire, ces travaux pourraient consister en la démolition complète des balcons suivie de leur reconstruction en structure légère, avec une durée de chantier de trois à quatre mois.
Une volonté de changement saluée par les locataires
Zohra Sidi Dris, représentante des locataires siégeant au conseil d'administration, a salué la réactivité de THM et ses intentions affichées de suivre ce dossier avec sérieux. Elle a toutefois regretté le faible nombre de participants à la réunion, expliquant que beaucoup de locataires se sentent découragés par un sentiment d'abandon et un manque d'information récurrent. En réponse, Julien Amoruso, en poste depuis six mois, a assuré de sa volonté et de celle de la direction de THM d'incarner un changement dans l'approche et la résolution des problèmes des locataires. « Ça prend du temps de regagner la confiance des habitants, et on a nos torts, c'est une évidence, a-t-il déclaré. Mais avec mes collaborateurs et Mme Mondoloni, la directrice générale, on est sur une réelle volonté de proximité et de communication, avec des initiatives fortes, par exemple en termes de service clients et de management en interne. Mon recrutement va dans ce sens. On a aussi augmenté les enveloppes en matière d'entretien. Je peux vous garantir un investissement total de nos équipes pour répondre à vos besoins. »



