Collège de La Rochelle : un adolescent de 13 ans mis en examen pour tentative d'assassinat
La Rochelle : un collégien de 13 ans mis en examen pour tentative d'assassinat

Un adolescent de 13 ans mis en examen pour tentative d'assassinat à La Rochelle

Vendredi 6 mars, l'adolescent de 13 ans qui avait agressé au couteau un autre élève dans une salle de classe du collège public Beauregard à La Rochelle a été mis en examen et placé en détention provisoire. Le juge d'instruction a retenu la qualification de « tentative d'assassinat », estimant que la préméditation était suffisamment caractérisée à ce stade de l'enquête, a indiqué le parquet.

Une agression violente dans l'enceinte scolaire

L'attaque s'est produite mercredi matin dans l'établissement. Le collégien a porté plusieurs coups de couteau à un camarade de sa classe, atteint au ventre puis à l'épaule. La victime a été opérée et se trouvait jeudi dans un état stable, aucun organe vital n'ayant été touché.

Un geste préparé et filmé

Lors de sa garde à vue, le mineur a expliqué avoir préparé son geste. Il a déclaré avoir dissimulé le couteau dans sa chaussure puis dans sa manche pour « faire mal à un élève de sa classe », tout en réfutant « l'intention de porter atteinte à sa vie », selon le procureur de la République de La Rochelle, Arnaud Laraize.

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L'enquête a également établi que l'adolescent avait filmé l'agression. « Le mis en cause a filmé l'agression commise avec une volonté potentielle de diffusion en direct sur les réseaux sociaux », a précisé le magistrat. Les investigations montrent aussi qu'il consultait régulièrement « pour se divertir, des vidéos de tuerie de masse, d'attaque au couteau et de décapitation ».

Un profil inquiétant et des motivations troubles

Au moment des faits, une enseignante s'est interposée et l'adolescent lui a remis l'arme « sans difficulté » avant d'être pris en charge par le personnel éducatif. Il a aussi déclaré avoir été « inspiré par des vidéos d'actes similaires trouvées sur Internet ». Il affirme avoir agi « suite aux comportements dénigrants de la victime envers plusieurs camarades », se présentant « comme protecteur de ces derniers », une version qui n'a pas été confirmée par les auditions d'élèves selon le parquet.

Les premières investigations indiquent par ailleurs que le collégien aurait lui-même subi des violences durant son enfance et qu'il serait attiré « depuis quelque temps » par des idées extrémistes et violentes.

Un contexte de violence scolaire en augmentation

Le ministre de l'Éducation Edouard Geffray avait dénoncé mercredi un acte « inqualifiable », alors que les signalements d'armes blanches dans les écoles ont augmenté de 15 % entre février 2024 et février 2025 selon le gouvernement. Cette affaire soulève des questions cruciales sur la sécurité dans les établissements scolaires et l'exposition des jeunes à des contenus violents en ligne.

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