Les ossements découverts jeudi 16 juillet 2026 en bordure d'un champ à Mailhoc, dans le Tarn, pourraient avoir été dispersés lors d'un épandage agricole, révèlent plusieurs sources proches de l'enquête. Selon Le Parisien, le propriétaire du terrain, anonymisé sous le prénom Patrick, a expliqué aux enquêteurs que le monticule de terre où Cédric Jubillar dit avoir enterré le corps de Delphine était en réalité un tas de compost et de fumier, mélangé à des déchets organiques provenant d'un abattoir de Carmaux.
Un monticule de trois mètres de haut
Ce tas, haut de deux à trois mètres, était stocké au fond de la parcelle, en bordure d'un bois. Patrick a indiqué n'avoir jamais soupçonné la présence d'ossements humains dans ce mélange. Selon La Dépêche du Midi, Cédric Jubillar aurait enfoui le corps à mains nues dans ce monticule, qui a ensuite été utilisé pour un épandage sur un champ. La magistrate toulousaine et la section de recherches de Toulouse envisagent donc une dispersion des ossements sur plusieurs parcelles.
La piste de la chaux destructrice
Un proche de Jubillar a rapporté aux enquêteurs que ce dernier lui avait expliqué, début 2021, la différence entre chaux conservatrice et destructrice, cette dernière étant utilisée dans l'équarrissage pour accélérer la décomposition. Cependant, aucun élément ne confirme l'utilisation de ce produit par Jubillar au moment des faits. Les analyses ADN en cours à Pontoise doivent déterminer si les ossements appartiennent bien à Delphine Jubillar, tuée le 16 décembre 2020 par son ex-conjoint.
Les fouilles terminées
Les fouilles sur le site ont pris fin vendredi 17 juillet au soir. Les enquêteurs attendent désormais les résultats des expertises, qui pourraient prendre plusieurs jours. Cédric Jubillar, qui a avoué le meurtre après plus de cinq ans de dénégations, a indiqué l'emplacement du corps aux gendarmes, conduisant à cette découverte.



