Ivre, il frappe sa mère de 76 ans à Paulhan et est incarcéré
Ivre, il frappe sa mère de 76 ans à Paulhan

Le 31 juillet, en fin d'après-midi, un habitant de Paulhan a donné l'alerte après avoir entendu les cris d'une femme. Les gendarmes, en se présentant chez elle, ont découvert une retraitée de 76 ans, paniquée et présentant des traces de coups. Son fils, âgé de 40 ans, totalement ivre avec un taux de 2,4 grammes par litre de sang, a nié en être l'auteur, affirmant l'avoir maintenue alors qu'elle chutait. Il s'est énervé face aux questions des gendarmes, allant jusqu'à les insulter.

Une mère récemment opérée, victime de coups et de menaces

Placé en garde à vue, le quadragénaire a prétendu que sa mère perdait la boule et mentait lorsqu'elle déclarait avoir reçu un coup de poing au visage. "J'ai ouvert une canette de bière et la capsule lui a tapé dans la joue", a-t-il même osé pour expliquer l'hématome. La septuagénaire, récemment opérée de la hanche, souffrait de nombreuses plaies. Elle a déclaré avoir reçu des gifles et avoir été poussée contre un mur. "Si tu vas à la pharmacie, je te tue", lui a-t-il ensuite lancé.

Jugement en comparution immédiate et reconnaissance des faits

Quelques jours après les faits, le prévenu était jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Montpellier. "C'est catastrophique, c'est n'importe quoi", a-t-il lancé à propos de son comportement. S'exprimant de façon confuse, il a reconnu la majeure partie des faits. "Si elle l'a dit, c'est que c'est arrivé", a-t-il admis. Un incendie survenu la veille dans la commune, chez une de ses connaissances, l'avait placé dans un grand état de nervosité. Le témoignage de sa mère est d'autant plus plausible que celle-ci n'a pas souhaité l'enfoncer, refusant de déposer plainte et d'être représentée au procès. "On s'est disputé, je ne me souviens plus trop. J'ai craqué à cause de l'alcool", a-t-il expliqué.

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Une addiction ancienne et une précarité sociale marquée

Cette addiction est ancienne. Les quinze mentions qui figurent à son casier judiciaire, essentiellement pour des délits commis au volant, ont toutes l'alcool pour dénominateur commun. "Je devrais me faire hospitaliser pour arrêter", a reconnu le prévenu, qui n'a jamais fait de cure et ne travaille plus depuis l'an dernier. "Il est dans une immense précarité sociale et doit bénéficier de soins longs", a plaidé son avocat. "Il reconnaît désormais sa responsabilité malgré sa très grande honte. L'incarcération ne serait pas une bonne solution, pour lui et pour la société, d'autant qu'il a son propre appartement."

Une peine de 18 mois avec sursis partiel et maintien en détention

La procureure a requis "deux ans de prison avec sursis, avec interdiction d'entrer en contact avec la victime et obligation de se soigner et de travailler". Christopher a été condamné à 18 mois de prison dont 10 avec sursis. "La problématique alcoolique n'est pas réglée", a précisé la juge au moment de prononcer le maintien en détention. Il a donc été incarcéré à l'issue de son jugement.

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