Saluts nazis à l'IPJ : l'étudiant maintenu, tensions
IPJ : l'étudiant aux saluts nazis reste, tensions

Un étudiant de l'Institut pratique du journalisme (IPJ) de Paris, qui avait effectué des saluts nazis lors d'une soirée, reste inscrit dans l'établissement. La direction assume ce choix, mais les tensions sont vives au sein de l'école et au-delà. Selon plusieurs témoignages, l'étudiant aurait fait ces gestes "comme s'il n'avait pas fait de geste illégal", provoquant l'incompréhension et la colère.

Un maintien qui fâche

La décision de la direction de l'IPJ de ne pas exclure l'étudiant a été annoncée après une réunion d'urgence. L'école, qui forme les futurs journalistes, justifie son choix par le respect de la procédure disciplinaire. Mais pour de nombreux étudiants et enseignants, cette réponse est insuffisante. Une pétition a été lancée pour demander l'exclusion, recueillant plus de 2 000 signatures en 48 heures.

Un geste "illégal" mais pas sanctionné ?

Les saluts nazis sont pénalement répréhensibles en France. L'article R645-1 du Code pénal punit le port ou l'exhibition d'uniformes, insignes ou emblèmes rappelant ceux de l'Allemagne nazie. Cependant, l'IPJ n'a pas saisi la justice, estimant que l'affaire relève de sa responsabilité pédagogique. "Nous ne banalisons pas ce geste, mais nous devons accompagner l'étudiant vers une prise de conscience", a déclaré la directrice de l'IPJ, Anne-Sophie Jacques, dans un communiqué.

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Des tensions croissantes

Des tensions sont apparues entre les étudiants, certains soutenant la direction, d'autres exigeant des sanctions plus fortes. Des tags ont été découverts sur les murs de l'école, et des débats houleux ont eu lieu sur les réseaux sociaux. "C'est une honte. On ne peut pas laisser passer ce genre de comportement dans une école de journalisme", a déclaré Léa, étudiante en première année. D'autres, comme Marc, estiment que "l'exclusion ne résoudra rien, mais il faut un vrai travail de mémoire".

La communauté éducative divisée

Les enseignants sont également divisés. Certains soutiennent la direction, d'autres dénoncent une "lâcheté". Le conseil pédagogique de l'IPJ doit se réunir la semaine prochaine pour décider d'éventuelles sanctions supplémentaires. Selon nos informations, l'étudiant aurait présenté des excuses, mais celles-ci sont jugées peu sincères par plusieurs témoins.

Un précédent inquiétant

Ce n'est pas la première fois que l'IPJ est confronté à ce type d'incident. En 2019, un étudiant avait été exclu après des propos antisémites. Mais cette fois, la direction a choisi une autre voie, suscitant des interrogations. "Nous devons trouver un équilibre entre sanction et pédagogie", a expliqué Anne-Sophie Jacques. Pour certains observateurs, cette affaire révèle un malaise plus profond dans les écoles de journalisme face à la montée des idées extrémistes.

Une affaire portée devant la justice ?

Plusieurs associations de lutte contre l'antisémitisme, comme la LICRA, ont annoncé qu'elles allaient porter plainte. "Les saluts nazis ne sont pas une simple provocation, c'est un délit. L'école ne peut pas se substituer à la justice", a déclaré son président, Francis Kalifat. La plainte devrait être déposée dans les prochains jours. L'étudiant, lui, n'a pas souhaité s'exprimer publiquement.

Une réflexion nécessaire

Cette affaire soulève des questions sur la responsabilité des écoles dans la prévention de l'extrémisme. L'IPJ annonce la mise en place d'un module de sensibilisation à l'histoire et à l'éthique du journalisme. Mais pour beaucoup, cela reste insuffisant. "Il faut des actes, pas des paroles", a lancé une enseignante sous couvert d'anonymat. En attendant, la rentrée s'annonce sous haute tension dans cet établissement prestigieux.

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