Le colonel Casso, commandant du groupement de gendarmerie du Gard, détaille dans un entretien à Midi Libre le dispositif mis en place face aux incendies qui touchent le département. Les gendarmes sont déployés sur trois niveaux : prévention, surveillance et enquêtes judiciaires.
Patrouilles renforcées en période à risque
En période de risque élevé, les patrouilles sont intensifiées sur les sites sensibles. Les gendarmes effectuent des patrouilles seules ou conjointement avec l'Office français de la biodiversité (OFB) et l'Office national des forêts (ONF). L'objectif est de prévenir les comportements dangereux, voire de verbaliser les auteurs d'actes à risque.
Enquêtes systématiques en cas de suspicion criminelle
Dès qu'un incendie présente une suspicion d'origine volontaire, les gendarmes interviennent avec les pompiers pour réaliser des constatations de police technique et scientifique. Ces investigations visent à recueillir des indices et à confirmer ou infirmer la piste criminelle. Sous l'autorité des parquets de Nîmes et d'Alès, des enquêtes judiciaires sont ouvertes pour identifier les auteurs présumés.
Selon le colonel Casso, chaque incendie est analysé avec les pompiers pour déterminer sa cause. Si l'origine accidentelle est claire, aucune enquête n'est ouverte. En revanche, tout doute sur une origine volontaire déclenche une procédure judiciaire.
Coopération étroite avec les pompiers
La collaboration entre gendarmes et pompiers est essentielle. Les équipes travaillent main dans la main dès la fin de l'incendie pour comprendre les causes. Cette synergie permet de gagner du temps dans les investigations et d'assurer une réponse rapide face aux départs de feu.
Le colonel Casso insiste sur l'importance de la vigilance citoyenne : "Nous comptons sur la population pour signaler tout comportement suspect." Les gendarmes rappellent que les feux de forêt peuvent être évités grâce à des gestes simples, comme ne pas jeter de mégots ou ne pas allumer de barbecue en période de sécheresse.



