Incendie à Remoulins : un pâtissier de 21 ans jugé en septembre
Incendie à Remoulins : un pâtissier jugé en septembre

Le 26 juin dernier, un incendie d'origine criminelle a éclaté à Remoulins, dans le Gard. Un jeune pâtissier de 21 ans, en arrêt maladie, a été interpellé par les gendarmes de la compagnie de Nîmes et placé en détention provisoire. Il a reconnu avoir mis le feu à de l'herbe sèche, évoquant des pulsions.

Un feu en pleine canicule

Cet incendie est survenu en pleine canicule, mobilisant une vingtaine de pompiers. Quelques jours auparavant, le 21 juin, un autre feu avait déjà nécessité l'intervention des secours à Remoulins. Les pompiers et les gendarmes ont rapidement conclu à un acte criminel.

Expertise psychiatrique impossible

Une expertise psychiatrique a été ordonnée pour évaluer l'état mental du prévenu. Cependant, le médecin-expert désigné a indiqué qu'il n'intervenait plus en prison depuis la pandémie de Covid-19. Faute de médecin, l'expertise n'a pas eu lieu, entraînant le renvoi de l'affaire.

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Le 17 juillet, le jeune homme a comparu devant le tribunal correctionnel de Nîmes. La représentante du parquet a souligné la dangerosité du prévenu, qui encourt une peine de 10 ans de prison, et le risque de récidive en période de canicule. Elle a demandé le maintien en détention provisoire.

Un primo délinquant selon son avocat

L'avocat du prévenu, Me Antoine Fauviau (barreau de Montpellier), a plaidé pour un placement sous contrôle judiciaire. « C'est un primo délinquant. À Nîmes, la prison est un enfer. Tout le monde le sait. Il n'y a pas de climatisation. La justice est défaillante puisqu'elle n'a pu désigner un expert psychiatrique. S'il avait été placé sous contrôle judiciaire avec suivi à l'extérieur et une obligation de soins, il aurait pu être suivi par un psychiatre », a-t-il déclaré.

Le jeune pâtissier aurait agi sur un coup de tête, après une dispute avec sa compagne. Il avait déjà fait l'objet d'une procédure à Orléans en 2023, sanctionnée par une ordonnance pénale, mais n'avait jamais été incarcéré.

Jugement renvoyé en septembre

Le tribunal a renvoyé l'affaire au mois de septembre prochain, le temps de réaliser l'expertise psychiatrique. En attendant, le prévenu reste en détention provisoire.

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