Le 5 juillet 1976, 3 000 femmes se sont rassemblées à la Mutualité pour un événement marquant : une rencontre sur le thème du viol, rapportée par Katia D. Kaupp dans le Nouvel Obs. Cet article, publié le 12 juillet 2026 dans nos archives, revient sur une époque où le viol était un crime trop souvent toléré et impuni.
Une publicité choquante comme point de départ
L'article s'ouvre sur une publicité de la firme Lancaster, produits de beauté, affichée dans les abribus. On y voit un sexe mâle de 174 centimètres de haut, présenté avec l'arrogance d'un bouclier d'obsidienne. Il faut un instant pour distinguer le « détail » : une tête de femme, au sommet d'un corps de femme tendu sur ses genoux repliés. Cette image, récompensée par un prix pour l'agence Hautefeuille, est d'autant plus surprenante qu'elle n'est pas signée Helmut Newton mais par une femme, la photographe Marina Raith.
L'intériorisation de la masculinité
L'auteure s'interroge : faut-il que les femmes aient parfaitement intériorisé la masculinité pour qu'une femme photographe produise une telle image ? Cette publicité, qui semble célébrer la domination masculine, est le prélude à une réflexion plus large sur le viol et la condition féminine.
La rencontre de la Mutualité
Le 5 juillet 1976, 3 000 femmes se sont réunies à la Mutualité pour parler du viol, un sujet alors tabou. Katia D. Kaupp écrit : « Les femmes sortent d'un infini silence ». Cette rencontre a marqué un tournant dans la prise de conscience collective. Selon l'article, le viol était alors un crime trop souvent toléré et impuni, et les femmes ont commencé à briser le silence.
Un crime impuni
L'article rappelle que, dans les années 1970, le viol était rarement puni. Les victimes étaient souvent accusées d'avoir provoqué l'agression, et la justice fermait les yeux. La manifestation contre le viol et les violences faites aux femmes, le 14 juillet 1978 à Brest, illustre cette lutte.
Un héritage toujours d'actualité
Cinquante ans après, le combat contre le viol et les violences sexuelles continue. L'article de Katia D. Kaupp reste un témoignage puissant de la nécessité de briser le silence et de lutter contre l'impunité.



