Hérault : les pompiers ont perdu le bénéfice des pluies en 15 jours
Hérault : perte du bénéfice des pluies en 15 jours

Le contrôleur général Eric Florès, patron des pompiers de l'Hérault, dresse un constat alarmant sur la situation hydrique du département. En quelques jours, les bénéfices des précipitations printanières ont été anéantis par la chaleur. « Nous avons perdu le bénéfice des pluies de ce printemps en 15 jours », explique-t-il, soulignant l'impact des températures dépassant les 35 degrés.

Une inquiétude maîtrisée mais une vigilance accrue

Interrogé sur les risques à venir, Eric Florès affirme que son équipe se prépare chaque année à des périodes difficiles. « Ma vision est que, quoi qu'il arrive dans le département, nous aurons des périodes à risque. Nous nous devons d'être préparés », déclare-t-il. Il précise que, malgré la chaleur, le vent n'est pas exceptionnel, ce qui a permis de maîtriser rapidement quelques départs de feux.

Les pluies de l'hiver : un faux espoir

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les pluies hivernales n'ont pas offert de répit durable. « Non, tout ce que nous avons gagné, tout le bénéfice des pluies de ce printemps, nous l'avons perdu en deux semaines avec des températures au-delà de 35 degrés. C'est terminé en ce qui concerne le bénéfice météo », insiste le patron du Sdis 34.

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La cellule aérienne prête à intervenir

La cellule aérienne, normalement activée au 14 juillet, peut désormais être déclenchée à tout moment. « À compter de ce mardi 1er juillet, nous pouvons l'activer à tout moment si le besoin est là. Pour l'heure, nous n'avons pas de cartes de danger exceptionnel parce que le vent n'est pas encore marqué », précise Eric Florès. Les trois avions du Département sont déjà arrivés au pélicandrome de Béziers, offrant une sécurité supplémentaire. Jusqu'au 14 juillet, ils sont mobilisables sous 24 heures, puis à tout moment après cette date.

La solidarité entre départements

Le patron des pompiers souligne l'importance de l'interactivité entre les services. Une centaine de pompiers héraultais ont été envoyés dans l'Aude. « C'est tous les ans comme ça. Ce qu'il faut comprendre, même si nous avons une capacité opérationnelle cohérente, il n'y a pas qu'un feu à gérer. Il y a tout le reste », explique-t-il. Les pompiers doivent gérer simultanément les plages, les blessés de la route, les accidents domestiques, etc. « Nous devons en permanence être en capacité de monter en puissance sur tous les fronts », ajoute-t-il. La cohésion nationale permet d'appeler à l'aide si nécessaire.

Une analyse quotidienne des risques

Face à la chaleur actuelle, un plan particulier a été mis en place. « L'étude des cartes fonctionne particulièrement bien. Tous les soirs à 18 heures, nous analysons la carte des risques et nous nous préparons en fonction. Tout est disponible pour faire une analyse prospective de la situation. C'est comme cela que nous préparons les moyens sur le terrain. On monte en puissance », détaille Eric Florès.

Une politique de partie civile pour les incendies

Le Département continue de se porter partie civile sur les incendies. « Attention, le sujet n'est pas que le remboursement des frais engagés par le Département. C'est montrer que, lorsqu'il y a un incendie, il y a un préjudice pour la collectivité. Ce n'est pas une logique de gagner de l'argent. Nous voulons vraiment montrer que, sur chaque incendie, il y a un préjudice », insiste-t-il. Il rappelle que chaque année, des pompiers sont blessés en intervention, et qu'il y a eu des morts. « Cette action est vraiment pour montrer que ce n'est pas anodin d'allumer un feu. D'ailleurs, dans le Code pénal, le feu de forêt est considéré comme un crime. Oui, nous serons systématiquement partie civile pour aller dans ce sens », conclut Eric Florès.

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