L'enquête des Inrockuptibles publiée mercredi met en cause Guillaume Pley, fondateur du média Legend, pour des échanges inappropriés avec des adolescentes, un climat de travail toxique et une banalisation du racisme. Trois femmes témoignent avoir eu des conversations avec lui alors qu'elles étaient mineures.
Des messages à caractère sexuel envoyés à des mineures
L'une d'elles, âgée de 16 ans à l'époque, a fourni des captures d'écran publiées par les Inrocks. On y voit Guillaume Pley la surnommer « baby » et lui écrire « De plus en plus jolie toi ! ». Lorsqu'elle lui annonce « dans un mois, j'ai 17 ans », il répond : « et surtout dans un an 18 :) ». Une autre femme, qui n'avait que 14 ans, affirme que l'animateur « recherchait le tactile » lors de leurs rencontres après l'émission.
Un management toxique dénoncé par d'anciens salariés
Les témoignages recueillis par le magazine décrivent également des pratiques managériales contestables. D'anciens employés évoquent des horaires excessifs, des messages envoyés « à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit », des humiliations répétées et des propos racistes ou sexistes tolérés au sein de la rédaction. Certains parlent de burn-out, d'arrêts maladie et d'une forte pression exercée par Guillaume Pley.
Une enquête qui ne peut être effacée
Si l'animateur a fait supprimer des centaines de vidéos de son émission Guillaume Radio 2.0, diffusée de 2011 à 2018 sur NRJ, cette enquête ne pourra pas, elle, être supprimée. Les révélations des Inrockuptibles s'ajoutent à une série de scandales dans les médias français, soulevant des questions sur la protection des mineurs et les conditions de travail dans le secteur.



