Le mouvement de grogne des personnels pénitentiaires, bien que largement médiatisé au niveau national, n'a pas été massivement suivi en Dordogne. Ce lundi 27 avril, seule la maison d'arrêt de Périgueux a été bloquée par une dizaine d'agents, répondant à l'appel des syndicats CGT et UFAP-UNSa justice.
Des conditions de travail dénoncées
Les surveillants pénitentiaires expriment un profond « ras-le-bol » face à la densité carcérale, au manque de moyens et aux nombreux postes vacants. Ils dénoncent une détérioration des conditions de détention et de travail, qui affecte tant les personnels que les détenus.
Un blocage symbolique à Périgueux
Devant la maison d'arrêt de Périgueux, les agents mobilisés ont bloqué l'accès à l'établissement pendant la matinée. Ce geste symbolique visait à interpeller les autorités sur l'urgence de la situation.
Faible mobilisation dans les autres centres
Contrairement à Périgueux, les centres de détention de Neuvic-sur-l'Isle et Mauzac-et-Grand-Castang n'ont pas été mis à l'arrêt. Cependant, selon Tomek Niemczura, délégué FO de Neuvic, trois agents de Neuvic ont rejoint leurs collègues périgourdins pour renforcer le blocage.
Ce mouvement, bien que localisé, témoigne d'un malaise profond dans le monde carcéral, où les revendications portent sur des conditions de travail de plus en plus difficiles.



