Le club des Girondins de Bordeaux, rétrogradé en division régionale, pourrait échapper à la liquidation judiciaire grâce à un accord en cours de discussion avec l'actionnaire Park Bench. Selon les informations de Sud Ouest, confirmées par l'avocat du club, cet accord, s'il aboutit, « permettrait effectivement d'éviter la liquidation judiciaire ».
Un accord crucial pour l'avenir du club
Park Bench, associé au fonds britannique Sparta Capital pour le rachat des Girondins, avait fait le forcing en août auprès des instances pour le maintien du club au niveau national (N1 ou N2, soit 4e et 5e échelon), sans y parvenir. Après la rétrogradation en Régional entérinée, Park Bench avait initialement annoncé son retrait, expliquant que son « offre était conditionnée à la participation du club aux championnats nationaux ».
Les représentants de Park Bench, présents au tribunal de commerce jeudi et toujours en contact avec le club, ont finalement prolongé le séquestre des fonds nécessaires (10,6 millions d'euros) pour éviter la cessation de paiements et poursuivre l'activité du club.
Un rachat potentiel et ses conséquences
Selon Sud Ouest, l'accord pour racheter les parts encore détenues par l'actuel propriétaire, l'homme d'affaires Gerard Lopez, et la renégociation des dettes accumulées sous sa gouvernance pourraient intervenir mardi. En cas d'accord de rachat, la Commission régionale de contrôle de gestion de la Ligue Nouvelle-Aquitaine examinera leur projet de reprise et décidera de la division (R1, R2 ou R3, soit du 6e au 8e échelon) dans laquelle les Girondins évolueront cette saison. Sans rachat, la liquidation du club pourrait être prononcée d'ici la fin septembre.
Le club se déplace en Coupe de France
Le sextuple champion de France, qui n'a toujours pas disputé de match officiel cette saison, se déplace à Saintes (Départementale 2) dimanche pour le compte du 3e tour de la Coupe de France. Un match qui se jouera à huis clos en raison des risques de débordements entre deux groupes rivaux, les Ultramarines et la North Gate.



