L'incendie qui s'est déclaré dimanche 5 juillet en milieu de journée dans la garrigue près de Lédenon, dans le Gard, a déjà détruit 540 hectares de végétation. Heureusement, aucune victime n'est à déplorer, mais des dégâts matériels sont à signaler. Ce lundi 6 juillet, le risque de reprise est jugé très élevé, et 300 sapeurs-pompiers restent mobilisés sur le terrain.
Trois habitations détruites, des véhicules calcinés
Les flammes, qui se sont propagées rapidement, ont également menacé les communes de Bezouce, Saint-Gervasy et Cabrières. Si les riverains ont pu être évacués par sécurité et que les pompiers ont réussi à sauver une centaine d'habitations, trois maisons ont été détruites sur les communes de Bezouce et Cabrières, selon le commandant des sapeurs-pompiers Ludovic Billa. Cinq véhicules légers et deux poids lourds ont également été calcinés. Des véhicules de pompiers ont aussi chauffé lors des interventions, ce qui a nécessité deux largages de sécurité réalisés par des canadairs, a précisé le commandant.
300 pompiers toujours à l'œuvre
Ce lundi matin, environ 300 sapeurs-pompiers sont toujours sur place. La nuit a été consacrée à des opérations de surveillance active et de noyage de lisière. L'objectif de la journée est de poursuivre ce travail, mais aussi d'accéder aux zones très difficiles d'accès pour les moyens terrestres. Le secteur droit du feu n'est notamment pas desservi par des pistes ou des routes. Des bulldozers de la sécurité civile vont donc créer des pistes. Le commandant Billa explique : "Ce qu'on craint aujourd'hui, avec les conditions météo, avec un vent toujours fort, des températures très élevées et un taux d'humidité qui va chuter, c'est une réactivation du feu sur le flanc droit normalement, avec un massif important menacé en cas de reprise."
11 km de lisière à traiter
La tête de feu se situe désormais à 7 km du départ de feu, parti du circuit de Lédenon, ce qui a considérablement agrandi le périmètre d'action. "On a plus de 11 km de lisière à traiter. Il faut aller sur le terrain, au sol, accéder et faire le noyage, gratter avec du matériel spécifique pour réussir à éteindre cet incendie", précise le commandant Billa. Cette opération nécessitera encore de nombreuses heures de travail sous des conditions météo particulièrement compliquées, avec de très fortes chaleurs et un vent qui continue de souffler.



