Depuis le week-end dernier, une free-party rassemble environ 20 000 personnes sur un terrain militaire près de Bourges, dans le Cher. L'événement, non autorisé, se déroule sur une zone que la préfecture qualifie de "très dangereuse".
Un rassemblement illégal sur un site sensible
La free-party a débuté vendredi soir sur le camp militaire de Bourges, un site utilisé pour des exercices de l'armée de terre. Les participants, venus de toute la France, ont installé des sound systems et des tentes malgré l'interdiction préfectorale. La préfecture du Cher a émis un arrêté interdisant tout rassemblement sur cette zone, invoquant des risques d'explosion liés à la présence d'obus non explosés.
Risques sécuritaires majeurs
Selon les autorités, le terrain militaire contient des munitions non neutralisées, ce qui rend la zone extrêmement périlleuse. "Des engins explosifs peuvent encore se trouver dans le sol", a déclaré le préfet du Cher. Les forces de l'ordre ont été déployées pour surveiller la situation, mais aucune intervention n'a été menée pour évacuer les lieux, par crainte d'incidents.
Réactions des organisateurs
Les organisateurs de la free-party affirment avoir choisi ce site pour son isolement et sa superficie. Ils contestent le niveau de danger, estimant que la zone a été utilisée récemment pour des exercices. "Nous avons pris des précautions et nous restons vigilants", a indiqué un porte-parole. Cependant, la préfecture maintient son interdiction et rappelle que toute intrusion sur le terrain militaire est passible de poursuites.
Bilan et perspectives
Ce rassemblement s'inscrit dans une série de free-parties organisées en France ces dernières années, souvent sur des sites industriels ou militaires. Les autorités peinent à contrôler ces événements, qui attirent des milliers de personnes. À Bourges, la situation reste sous surveillance, avec un dispositif de sécurité renforcé pour éviter tout accident. Les participants, quant à eux, continuent de faire la fête, malgré les mises en garde.



