Francis Heaulme, l'un des tueurs en série les plus célèbres de France, a fait appel de la décision de le renvoyer devant la cour d'assises pour le meurtre d'un agriculteur commis en 1989 à Bédarrides, près d'Avignon. Cette affaire, longtemps restée non résolue, a été relancée après des avancées dans les investigations génétiques.
Les faits reprochés
En août 1989, le corps d'un agriculteur de 57 ans, Jean-Marc B., avait été découvert dans sa propriété à Bédarrides. Il avait été tué de plusieurs coups de couteau. Pendant des années, l'enquête n'avait pas abouti. Ce n'est qu'en 2022 que les analyses ADN ont permis de relier Francis Heaulme à cette scène de crime. Selon le parquet d'Avignon, les traces génétiques de Heaulme ont été retrouvées sur des vêtements de la victime.
La décision de justice contestée
Le 15 juin 2026, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nîmes avait ordonné le renvoi de Francis Heaulme devant la cour d'assises du Vaucluse pour ce meurtre. Heaulme, déjà condamné à perpétuité pour plusieurs assassinats dans les années 1980 et 1990, a immédiatement formé un pourvoi en cassation contre cette décision. Son avocat, Me Thierry Lévy, a déclaré : « Il n'y a aucune preuve formelle que mon client soit l'auteur de ce meurtre. L'ADN retrouvé pourrait être le résultat d'une contamination ou d'une manipulation. »
Impact et perspectives
Si le pourvoi est rejeté, Heaulme sera jugé pour ce nouveau crime. Il encourt une nouvelle peine de réclusion criminelle à perpétuité. Cette affaire relance le débat sur la fiabilité des preuves ADN dans les affaires anciennes. Pour les parties civiles, c'est un espoir de voir justice rendue après 37 ans. L'avocat de la famille de la victime, Me Sophie B., a affirmé : « Nous avons confiance en la justice et en la science. Il est temps que la vérité éclate. »



